Arche de Zoé : Péligat jugé en septembre

  • A
  • A
Arche de Zoé : Péligat jugé en septembre
@ EUROPE 1/STEPHANIE COUDURIER
Partagez sur :

Alain Péligat est le seul membre de l’association à avoir fait appel de sa condamnation.

Deux ans après l'affaire de l'Arche de Zoé, Alain Péligat, l'un des membres de l'organisation, n’a pas renoncé à laver son honneur. La cour d'appel de Paris a fixé mercredi au 1er septembre la date de son nouveau procès, dont il a lui-même demandé la tenue.

Alain Péligat a été condamné à huit ans de travaux forcés en mars 2008 au Tchad pour "enlèvements d'enfants. Sa peine avait été ensuite commuée en une peine de huit ans de prison par la justice française. Avant que le président tchadien, Idriss Déby, ne décide de gracier les six Français condamnés. Une grâce insuffisante pour Alain Péligat qui est le seul à avoir souhaité continuer la procédure.

Depuis son retour en France, Alain Péligat n’a voulu changer ni de tête, ni de lieu de vie. L’homme arbore donc les mêmes cheveux longs et blonds, le même regard délavé, et habite à la même adresse, à Châlons-en-Champagne avec sa femme et ses six enfants. Mais désormais, les pancartes de soutien qui demandaient sa libération servent de paillasses aux trois chiens de la maison.

En contact avec les autres membres

"Dans ma commune, tout le monde était solidaire avec moi. Dans mon travail, pareil", raconte Alain Péligat, aujourd'hui âgé de 59 ans. "Et puis tous les gens que j’ai rencontrés sont venus vers moi en me disant : 'c’est bien ce que vous avez fait'. J’ai vraiment l’impression d’avoir refait ma vie comme avant, en étant peut-être plus attentionné encore avec mes enfants que je n’étais avant. Puis là, ils ont peur de perdre leur papa, donc ils ne me lâchent pas."

Quant à reprendre une activité humanitaire, Alain Péligat ne l’écarte pas : "Pour le moment, non, je vais prendre un petit peu de recul, mais connaissant le personnage, pourquoi pas", répond-il.

Les autres membres de l’équipe, Eric Breteau, Emilie Lelouch, Philippe Van Winkelberg ou Nadia Merimi, il les a parfois au téléphone. Tous ont repris leur activité, qu’ils soient ambulancier, médecin ou infirmière. Seul le pompier Dominique Aubry refuse tout contact. C’est pourtant dans le comité de soutien d’Alain Péligat qu’il a trouvé celle qui est devenue sa femme.

DIAPORAMA - Que sont-ils devenus ?