ArcelorMittal: l'usine de Florange bloquée

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ArcelorMittal: l'usine de Florange bloquée
@ MAXPPP
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Une cinquantaine d'ouvriers bloquent les accès au site depuis 6h30.

"Maintenir la pression sur la direction" mais également "sur le ministre du Redressement productif", Arnaud Montebourg. Moins d'un mois et demi après avoir été reçus à l'Elysée puis par Arnaud Montebourg, les métallos de l'usine ArcelorMittal de Florange entendent bien ne pas être oubliés. Depuis mercredi matin, les ouvriers bloquent entièrement le site.

Jusqu'à 21h

Une cinquantaine d'ouvriers ont pris position vers 06H30 devant les trois entrées de l'usine, bloquant l'accès aux locaux administratifs, aux expéditions à Sainte-Agathe (Moselle) et au train à chaud au passage à niveau de Dapisch (Moselle), a constaté l'AFP.

C'est la première fois depuis le début du conflit, fin février, que les trois portes de l'usine mosellane sont bloquées simultanément, à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CGT-FO. Le mouvement devrait se poursuivre jusqu'à au moins 21H00, a indiqué l'intersyndicale.

"Maintenir la pression sur la direction"

"Il s'agit bien sûr de maintenir la pression sur la direction", a expliqué le responsable de la CGT, Edouard Martin. "Mais c'est également un avertissement à (M.) Montebourg dont la mission d'expertise est en train de mal tourner", a-t-il ajouté.

Le ministre est intervenu en fin de matinée pour assurer les syndicats que cette mission d'expertise mise en place début juin "n'avait pas d'a priori", selon Edouard Martin. "Le ministre m'a assuré au téléphone que la mission devra examiner toutes les solutions pérennisant l'ensemble du site, filière chaude comprise", a-t-il indiqué.

"Des décisions politiques"

Le but de cette mission : analyser les perspectives du marché européen et mondial de l'acier et examiner les perspectives industrielles du site mosellan. Ses conclusions sont attendues d'ici au 31 juillet.

Jean Mangin, de la CGT, sait en tout cas ce qu'il veut : "Nous n'attendons pas de déclarations d'intention du gouvernement, mais des décisions politiques propres à faire plier Mittal".