Arcelor : "qu'est-ce qu'il croit Sarko?"

  • A
  • A
Arcelor : "qu'est-ce qu'il croit Sarko?"
Les syndicats d'ArcelorMittal accueillent avec prudence les promesses de Nicolas Sarkozy pour le site de Florange.@ MAXPPP
Partagez sur :

Les syndicats accueillent avec prudence les promesses du président pour le site de Florange.

"Je ne veux pas que Florange meure. On fera tout pour que le site rouvre et reparte." La promesse de Nicolas Sarkozy de sauver l'usine ArcelorMittal de Moselle n'a pas vraiment convaincu les syndicats, qui occupent depuis lundi les locaux de la direction. Ils ont accueilli avec une grande réserve les déclarations du président candidat.

Il croit "que Florange se rallume comme un four à pizza ?"

"Ce qui est bien, c'est qu'il réagit face aux inquiétudes des salariés", a commenté Jean Mangin, responsable de la CGT. Mais le chef de l'Etat n'amène pas "pour autant une solution viable sur le long terme", regrette-t-il. "Pour la CGT, c'est une déclaration ambiguë. On peut la comprendre comme on veut", a ajouté le représentant syndical.  "Mais qu'est-ce qu'il croit Sarko ? Que Florange se rallume comme un four à pizza ?", le coupe un métallo.

Force Ouvrière est également très circonspecte. "Il dit exactement ce qu'il a dit à Gandrange [l'autre usine de Mittal en Moselle, fermée en mars 2009 malgré les promesses de Nicolas Sarkozy, ndlr] et on a vu le résultat", déclare Walter Broccoli, leader de FO. "Nous, ce qu'on lui demande, ce n'est pas qu'il parle avec les dirigeants d'ArcelorMittal, mais qu'il téléphone directement à Lakhmi Mittal [le PDG du n°1 mondial de la sidérurgie, ndlr] pour qu'il arrête de détruire notre outil de travail", ajoute-t-il.

"Ce ne sont que des mots. On attend des actes"

Même réaction du responsable de la CFDT, Edouard Martin. "Avec tout ça, on est sauvés. Pour l'instant, ce ne sont que des mots. On attend des actes", déclare-t-il. "Il est hors de question de laisser M. Mittal démanteler l'usine, si le président et le gouvernement devaient baisser pavillon. Car cette usine, maintenant, nous appartient", conclut le syndicaliste.