Apprendre le chinois, un atout

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Apprendre le chinois, un atout
Environ 30.000 collégiens et lycéens étudient le chinois en France.@ MAXPPP
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L’apprentissage du chinois est en plein boum en France. Car les entreprises sont demandeuses.

Depuis vendredi et jusqu’au 20 mars, les élèves de Terminale doivent décider de leurs études supérieures. Et en ce moment, une filière a la cote : le chinois. La langue de Confucius est devenue la 5e la plus étudiée en France, derrière l’anglais, l’espagnol, l’allemand et l’italien. En cinq ans, le nombre de lycéens et collégiens qui apprennent le chinois a triplé. Ils sont désormais 30.000, dont un grand nombre veulent en poursuivre l’étude après le Bac. Et ils ont le choix, puisque 150 écoles et universités la proposent dans leur cursus.

Cela n’est pas un hasard. Car les entreprises commencent à faire de la maîtrise du chinois un critère de recrutement. "C’est comme si aujourd’hui, on me posait la question de savoir si pour travailler avec les Etats-Unis, il fallait parler anglais", explique à Europe 1 Annick Gente-Kruch, responsable de l'université interne de PSA, qui participait en fin de semaine dernière à un colloque sur l’apprentissage du chinois au lycée Louis-Le-Grand de Paris. "L’étudiant qui se rendra en Chine aura incontestablement un atout hors du commun parce que même si les contrats se font en langue anglaise, la relation business, la relation sociale se fera dans la langue chinoise", précise-t-elle.

"On sera déjà prêts"

Anna, passionnée de dessins animés chinois, participait elle aussi à ce colloque, en tant qu’élève de première. Elle ne connaît pas encore son futur métier, mais elle est sûre d’une chose : elle parlera chinois avec ses collègues. "Si on l’apprend maintenant, le temps que les Chinois deviennent vraiment les premiers  mondiaux, on sera déjà prêts", affirme la jeune fille, sui se dit "vraiment convaincue que le chinois fera partie de (s)on métier".

Et il est un secteur où Anna pourrait travailler : le vin. La demande chinoise est en pleine explosion, et des centaines, voire des milliers d’emplois pourraient bientôt être créés pour répondre à la demande. "La plupart des groupes français vont avoir des équipes fixes en Chine", assure Thierry Desseauve, spécialiste du marché viticole "Soit pour le commerce dans les grandes villes chinoises, soit dans la production de vin dans les zones de vignobles chinois", précise-t-il.

Et dès maintenant, ce sont surtout les jeunes diplômés qui sont très recherchés. Même pour les postes à responsabilités.