Amende avec sursis pour le maire gifleur

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Amende avec sursis pour le maire gifleur
@ Maxppp
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Maurice Boisart avait giflé un adolescent qui avait escaladé un grillage municipal à Cousolre.

1.000 d'amende avec sursis. Telle est la peine infligée vendredi par le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe dans le Nord au maire de maire de Cousolre pour avoir giflé un adolescent qui l'aurait insulté et menacé en août 2010.

"On n’est plus en démocratie mais en voyoucratie", a déploré au micro d'Europe 1, Maurice Boisart. "Le procureur avait tellement chargé la barque la dernière fois qu’il a influencé le juge. Il l’a suivi. On est arrivé à un stade où je suis sorti de là vraiment écœuré. Ça veut dire que les jeunes pourront faire ce qu’ils veulent verbalement ou pas. Plus aucun maire n’osera bouger le petit doigt. Essayer de mettre de l’ordre dans sa ville va devenir de plus en plus compliqué", a ajouté le maire de la ville également été condamné à 250 euros de dommages et intérêts, ainsi qu'au paiement des frais de justice de la partie plaignante.

Lors de l'audience du 3 février, le procureur à Avesnes avait requis une amende de 500 euros à l'encontre de l'élu de 62 ans. Le juge a motivé cette décision par une disproportion entre les provocations et la réaction du maire dans cette affaire, qui a rapidement pris un tournant symbolique autour de la responsabilité des maires.

Mais, pour Maurice Boisart la valeur symbolique de cette condamnation est dramatique. " J'ai mis une claque à un gamin, un ado qui n’est pas un enfant de cœur, je me tue à le répéter. Il est  quand même passé 4 fois devant la justice en 2011 : vol avec violence aggravée, violences urbaines.  Ce n’est pas n’importe qui mais il a gagné", regrette l'élu. "Il a réussi à me faire sortir de mes gonds, à ce que je lui mette une baffe et au tribunal, il a gagné aussi.  Les juges ont dit que je n’avais pas le droit", insiste Maurice Boisart. "Désormais, tout gamin dans n’importe quel meeting ou réunion publique, pourra venir se moquer éperdument du maire. Il faudra que le maire ait les nerfs solides pour accepter tout", conclut-il.

Remettre "le sale gosse" sur le droit chemin

En août 2010, un adolescent de 15 ans avait escaladé un grillage récemment construit par la municipalité, pour récupérer un ballon tombé dans un terrain communal. Le maire de Cousolre avait alors eu un réflexe de père de famille, selon ses propres mots, pour remettre le "sale gosse" dans le droit chemin. Le père et le fils ont alors porté plainte pour coups et blessures contre Maurice Boisart.

Après les faits, le maire de Cousolre avait reçu des messages de soutien de toute la France. Il a dix jours pour faire appel.