Ambiance délétère au procès Bettencourt

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Ambiance délétère au procès Bettencourt
Me Olivier Metzner, l'avocat de la fille de Liliane Bettencourt@ REUTERS
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Me Metzner a profité de sa dernière plaidoirie à Nanterre pour régler ses comptes avec le parquet.

Me Olivier Metzner, l'avocat de la fille de Liliane Bettencourt, s'est livré jeudi à une attaque en règle du parquet de Nanterre. Lors de l'audience au tribunal correctionnel, une deuxième procédure pour abus de faiblesse sur l'héritière de l'Oréal a également été acceptée.

L'avocat a, en effet, profité de sa très probable dernière plaidoirie à Nanterre pour régler ses comptes avec le parquet, dirigé par Philippe Courroye, réputé proche de Nicolas Sarkozy, qui, a-t-il accusé, "pré-juge et démissionne de l'action publique".

Le parquet va "chercher ses ordres auprès de l'Elysée"

"Si le parquet n'avait pas fait obstacle, il n'y aurait pas tout ce vacarme. Pour le parquet, rien ne vaut. Aucune preuve. Les éléments nouveaux, vous en faites des classements sans suite et lorsqu'on s'oppose à la vérité en dissimulant des document médicaux, c'est indifférent au parquet", a dénoncé Me Metzner.

Rebondissant sur un arrêt rendu mardi par la Cour européenne des droits de l'Homme qui épingle l'absence d'indépendance du parquet à l'égard du pouvoir exécutif en France, Me Metzner a également accusé le parquet de Nanterre d'"être allé chercher ses ordres auprès de l'Elysée", qu'"on prend peut-être pour le palais de Justice".

Une nouvelle procédure pour abus de faiblesse acceptée

Par ailleurs, la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez, en conflit notoire avec le procureur Courroye a validé une deuxième procédure pour abus de faiblesse qui vise une nouvelle fois le photographe François-Marie Banier, le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre et l'avocat fiscaliste Fabrice Goguel.

Si la présidente a fixé au 31 mars la prochaine audience pour examiner le fond de cette citation directe, une requête en dépaysement devrait être formulée très prochainement par le procureur général de Versailles Philippe Ingall-Montagnier pour transférer ce volet à Bordeaux, là où a été dépaysé le reste de l'affaire Woerth-Bettencourt.