Allègre : le ras-le-bol des chercheurs

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Allègre : le ras-le-bol des chercheurs
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Ils demandent un soutien à Valérie Pécresse. Retour sur les coups d’éclat de l’ancien ministre.

Ils en ont marre des attaques de l’ancien ministre. Quelque 400 chercheurs ont adressé un courrier à la ministre de la Recherche Valérie Pécresse lui demandant d'exprimer publiquement sa "confiance" dans leurs travaux sur le climat face aux "affirmations péremptoires" de l’ancien ministre socialiste sur le sujet.

Recenser les erreurs

A l'appui de leur courrier, les climatologues ont entrepris de recenser toutes les erreurs factuelles identifiées dans l'ouvrage de l'ancien ministre. Dans son livre intitulé "L'imposture climatique ou la fausse écologie", il met en cause les travaux du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), dénonçant une mobilisation de la planète autour "d'un mythe sans fondement" et s'en prenant, avec beaucoup de véhémence, à nombre de climatologues qui y participent.

Un mythe qu’il dénonce lors de ses interventions dans les médias, depuis la sortie de l’ouvrage en février, comme ici sur I-télé où il déclare que les réfugiés climatiques n’existent pas.

Et l’ancien ministre ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit des défenseurs de l’environnement. Invité de Guillaume Durand sur radio classique, Claude Allègre n’hésite pas à qualifier Nicolas Hulot de scientifique "illettré".

Autre coup d’éclat du climato-sceptique, cette fois sur France Inter, lors d’un débat houleux avec l’eurodéputé Yannick Jadot. Claude Allègre perd son sang froid et déclare que son interlocuteur «vient de sortir une série d’âneries »

Mais le courrier envoyé par les chercheurs ne semble pas inquiéter le principal intéressé qui persiste et signe. Sollicité par Libération, qui révèle l'existence de ce courrier, Claude Allègre balaie d'un revers de manche ce qu'il qualifie de "pétition nulle et stupide", ironisant sur une réaction de gens "qui ont gaspillé beaucoup d'argent public et ont peur de perdre des moyens, peur de perdre leur job".