Aide aux victimes : "vous êtes seul au monde"

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Aide aux victimes : "vous êtes seul au monde"
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Un rapport rendu mercredi propose des solutions pour que les victimes soient mieux informées de leurs droits.

Comment améliorer l'accompagnement et l'indemnisation des victimes ? Un rapport des sénateurs Christophe Béchu (UMP) et Philippe Kaltenbach (PS) se penche sur cette question. Rendu public mercredi, le document dresse une série de propositions pour que les victimes soient notamment mieux informées de leurs droits.

>> Europe 1 a rencontré un homme victime en 2010 d'une tentative de meurtre et qui a depuis beaucoup de mal à s'en sortir.

"Un manque d'information". Au lendemain de sa violente agression, Cyril, très choqué, porte plainte au commissariat. Sauf que personne ne l'aide dans ses démarches, notamment pour trouver un psychologue. Et c'est donc un peu par hasard qu'il tombe sur le numéro de l'association Paris aide aux victimes.

"Vous êtes seul au monde. Alors que finalement, quand on est victime, on a besoin d'être entouré et d'être accompagné. Comment j'ai pu connaître Paris aide aux victimes, c'est par un numéro, au moment du dépôt de plainte. On vous dit seulement : 'voila c'est une association qui va aider les victimes'. Mais ça s'arrête là. Donc on peut parler d'un manque d'information", estime-t-il au micro d'Europe 1.

"Je ne connaissais pas les droits". C'est d'ailleurs cette association qui va lui expliquer qu'il a aussi droit à une indemnisation de l'Etat, car son agresseur ne lui a rien versé. "A ce jour, il a été condamné, mais sans ressource. Il est incarcéré pour six ans et je n'ai rien reçu de sa part. Je ne connaissais pas du tout les droits en matière de fond de garantie pour les aides aux victimes. A savoir que ce fond de garantie va se substituer à l'agresseur. Et ça, c'est Paris aide aux victimes qui m'en a informé. Et à ce jour, j'ai perçu mes 500 euros de provision", explique Cyril.

Les agresseurs bientôt privés de leurs biens. Et cette indemnisation, les sénateurs proposent qu'elle soit en partie financée grâce aux biens confisqués aux agresseurs. Dans leur rapport, ils mettent aussi l'accent sur l'information des victimes au moment du dépôt de plainte, avec notamment la distribution d'un formulaire compréhensible par tous.