Agnelet sort de prison... sans un mot

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Agnelet sort de prison... sans un mot
Maurice Agnelet, âgé de 74 ans et condamné à 20 ans de réclusion pour l'assassinat d'Agnès Le Roux, est sorti vendredi de prison à Mauzac, en Dordogne.@ Reuters
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VIDEO - Dans l'attente d'un 3e procès, il a quitté la prison de Mauzac, en Dordogne, sans dire un mot.

Libéré. Nouvel épisode dans ce feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de trente ans. Maurice Agnelet, âgé de 74 ans et condamné à 20 ans de réclusion pour l'assassinat d'Agnès Le Roux, est sorti vendredi de prison à Mauzac, en Dordogne. Jeudi, la Cour de cassation lui a accordé le droit à un troisième procès, attendu dans quelques mois devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine à Rennes. Et sa libération sous contrôle judiciaire.

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Pas un mot à la presse. Maurice Agnelet a quitté la prison à bord d'une voiture noire peu avant 12h15, après cinq ans de réclusion, et ne s'est pas exprimé. Pendant près de dix minutes, il a attendu assis, impassible et sans émotion apparente, à la place du passager, son arrêt de la Cour de cassation dans ses mains, regardant droit devant lui, tandis que son avocat s’exprimait devant la presse.

La sortie de Maurice Agnelet filmée par les caméras de BFM TV :



Justice : Maurice Agnelet a été libéré vendredi...par BFMTV

"Un nouveau round judiciaire. Me François Saint-Pierre, le conseil de Maurice Agnelet, a promis de mener une nouvelle bataille pour qu'il soit "définitivement acquitté" par la justice. "Il a aujourd'hui un souhait de discrétion", a-t-il fait valoir. Cela fait 35 ans qu'on lui reproche un crime qu'il n'a pas commis. Il est totalement déterminé et ses avocats aussi. Il devrait rejoindre sa maison de Chambéry d'ici aujourd'hui ou demain", a précisé Me François Saint-Pierre.

Un procès inéquitable, selon la CEDH. La remise en liberté de Maurice Agnelet, qui reste sous contrôle judiciaire, a été décidée jeudi par la commission de réexamen de la Cour de cassation. L'arrêt faisait suite à une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui, le 10 janvier, a estimé qu'il n'avait pas bénéficié d'un procès équitable.

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Un crime sans cadavre. La CEDH avait aussi noté que le meurtre d'Agnès Le Roux, sa compagne d'alors, "n'était pas formellement établi et que, partant, le lieu, le moment et les modalités du crime supposé restaient inconnus". Le corps d'Agnès Le Roux n'a jamais été retrouvé, ni le véhicule avec lequel l'héritière du Palais de la Méditerranée à Nice s'était volatilisée, le week-end de la Toussaint 1977.