Affaire Villiers, décision le 17 décembre

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Affaire Villiers, décision le 17 décembre
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La chambre de l'instruction de Versailles décidera si elle renvoie Guillaume de Villiers devant les assises.

La chambre de l'instruction de Versailles examine le dossier Villiers contre Villiers. Elle rendra le 17 décembre sa décision sur le renvoi devant la cour d'assises des mineurs de Guillaume de Villiers, fils du député européen Philippe de Villiers, accusé de viols sur son frère cadet Laurent. Ce dernier l’accuse de l’avoir violé à plusieurs reprises durant leur enfance, dans les années 1990, dans la maison familiale de Vendée. Des faits qu’a toujours démentis son frère aîné.

Une ordonnance de mise en accusation pour "viols", renvoyant Guillaume de Villiers devant la cour d'assises des mineurs des Yvelines, avait été rendue en mai par un juge d'instruction de Versailles. Guillaume de Villiers, ainsi que le parquet de Versailles qui avait précédemment requis un non-lieu dans cette affaire, avait interjeté appel de cette ordonnance.

Une famille déchirée

Depuis qu'il a porté plainte en 2006, Laurent de Villiers a été mis au ban de sa famille. Tout le clan Villiers s'est ligué contre lui pour contester les faits en attestant, par écrit, de ses troubles psychologiques. Philippe de Villiers, le président du Mouvement pour la France, a même évoqué l’hypothèse d’une machination.

L'avocat de Laurent de Villiers, a rappelé vendredi que son client avait subi "des expertises de crédibilité réalisées par deux experts concluant au caractère authentique de sa parole" et qu'il existe des "éléments dont des écoutes téléphoniques et des écrits dont certains de Guillaume de Villiers" corroborant son témoignage. Après s'être désisté de sa plainte en juin 2007, Laurent a réitéré ses accusations en novembre 2008 lors d'une confrontation avec son frère face au juge d'instruction.

Aujourd'hui installé aux Etats-Unis avec sa famille, Laurent de Villiers redoute que son père, qui vient de démissionner de la présidence du Conseil général de Vendée, ne fasse pression sur la justice pour empêcher la tenue d'un procès.

"C’est un combat pour la reconstruction" explique t-il :