Affaire Tron : un non-lieu requis

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Affaire Tron : un non-lieu requis
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Le parquet d'Évry a requis mercredi un non-lieu pour l'ex-ministre UMP accusé de viols et d'agressions sexuelles.

INFO. Une éclaircie dans le ciel de Georges Tron. Sept mois après la clôture de l’instruction par les juges, Europe 1 a appris mercredi que le parquet d’Evry réclame un non-lieu pour l’ancien ministre et son adjointe Brigitte Gruel, tous deux poursuivis pour "viols et agressions sexuelles en réunion", suite aux plaintes de deux ex-employées de la mairie de Draveil. Pour le parquet, les faits de viols et d'agressions ne sont donc pas avérés, certains détails, des dates, des heures étant contredites. En clair, pour le procureur, les faits ne sont pas formellement prouvés.

Petit rappel des faits. En mai 2011, deux ex-employées de la mairie de Draveil, dont il est maire, ont porté plainte contre Georges Tron pour harcèlement sexuel. Les plaignantes dénoncent les "gestes déplacés" de l’élu, dans la foulée de leur embauche. Georges Tron, sous couvert de faire de la réflexologie, leur aurait prodigué des massages des pieds qui auraient dégénéré en agressions sexuelles. Les deux femmes seraient ensuite devenues dépressives, au point de tenter de se suicider.

Pourquoi cette décision ? Le parquet a justifié cette sentence dans un communiqué. Pour lui, au terme "d'une enquête approfondie menée par la direction inter-régionale de la police judiciaire de Versailles et d'une information judiciaire au cours de laquelle de nombreux témoignages, auditions et confrontations ont été effectuées, et après un examen très minutieux du dossier, le parquet a conclu à l'insuffisance des charges pesant sur Monsieur Georges Tron et Mme Brigitte Gruel. La réalité de certains faits dénoncés par les parties civiles n'a ainsi pu être formellement rapportée et les éléments constitutifs de certaines infractions n'ont pu davantage être réunis." Un réquisitoire plutôt favorable à Georges Tron. Il appartient désormais aux deux juges d’instruction de suivre ces réquisitions ou bien de renvoyer Georges Tron et son adjointe devant un tribunal.