Affaire Raddad : exploitation de l'ADN

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Le parquet de Grasse, saisi de l'affaire Omar Raddad, va demander à un expert d'établir un profil génétique à partir des traces d'ADN retrouvées mélangées au sang de Ghislaine Marchal en 1991 pour une éventuelle inscription au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). "On nous demande que ces mélanges d'ADN soient inscrits au fichier national", mais "il faut attendre les expertises", a précisé lundi le procureur adjoint du tribunal de Grasse, Jean-Louis Moreau.

"On souhaiterait que ces mélanges d'ADN soient pris en compte pour essayer d'établir des profils génétiques et, si on arrive à les ressortir, qu'ils soient versés au Fichier automatisé des empreintes pour faire des comparaisons". Le porte-parole du ministère de la Justice, Bruno Badré, a confirmé de son côté la procédure. "On ne détient pas ici l'élément qui permettra de faire à coup sûr éclater une vérité", a-t-il mis en garde. Il y a un "certain nombre d'aléas", a souligné le porte-parole : "il faut que l'ADN soit exploitable, qu'il y ait un élément de comparaison et donc des profils enregistrés au FNAEG qui correspondent aux ADN qu'on va récupérer".

Sylvie Noachovitch, l'avocate d'Omar Raddad, estime, dans un communiqué, qu'il s'agit "d'une information primordiale" puisque, grâce à cet enregistrement, "nous allons enfin pouvoir savoir qui a été le meurtrier de Ghislaine Marchal (à la condition, bien entendu, que le ou les auteurs soient inscrits au fichier)". "Nous devrions recevoir une réponse sous un mois", dit-elle.