Affaire Le Roux : un 3e procès redouté

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Affaire Le Roux : un 3e procès redouté
Jean-Charles Le Roux et sa soeur Agnès@ REUTERS MAX PPP
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TÉMOIGNAGE E1 - Le frère d’Agnès Le Roux redoute la décision de la Cour de cassation jeudi.

>> L'INFO. Y aura-t-il un troisième procès pour Maurice Agnelet dans l’affaire Agnès Le Roux ? Une requête en réexamen déposée par l'avocat de ce dernier, acquitté en 2006, puis condamné en appel en 2007 à 20 ans de prison pour l'assassinat énigmatique d'Agnès Le Roux il y a 35 ans, doit être examinée jeudi par la Cour de Cassation.

Cette requête fait suite à un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme qui (CEDH) a estimé que l'accusé n'avait pas bénéficié d'un procès équitable. Le parquet général a déjà fait savoir mardi qu'il était favorable à un nouveau procès. La décision peut être annoncée dès jeudi ou mise en délibéré. Une perspective que redoute la famille de la victime, comme le confie son frère, Jean-Charles Le Roux, au micro d’Europe 1.

C’est revivre ce qu’a vécu Agnès. "On le redoute, parce que c’est très lourd", confie Jean-Charles Le Roux au micro d’Europe 1. "C’est un mois de procès et c’est revivre ce qu’a vécu Agnès auprès de Maurice Agnelet" poursuit-il. Une perspective "extrêmement pénible", "d’autant qu’Agnelet passe son temps à mentir", précise le frère de la victime pour qui le seul aspect "bénéfique" serait d’enfin connaître la vérité, alors que sa mère garde "l’obsession" de retrouver le corps d’Agnès. "Mais je n’y crois pas du tout", assure-t-il.

Maurice Agnelet affaire Agnès Le Roux

© Maxppp

"Un alibi bidon". "Il s’appuie surtout sur le fait qu’il n’y a pas de corps, ce qui est une douleur pour nous. Son innocence, il la base là-dessus", affirme Jean-Charles Le Roux avant d’assener : "il n’explique en revanche pas pourquoi il a vidé le compte bancaire d’Agnès 15 jours après sa disparition". Pour le frère d’Agnès Le Roux, Agnelet avait un mobile "évident" et "un alibi dont on a prouvé qu’il est bidon", affirme-t-il.

 Et si Agnelet était remis en liberté ? "Nous serions choqués, parce que cela n’a strictement rien à voir", répond Jean-Charles Le Roux. "La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné la France mais n’a pas dit qu’Agnelet était innocent", précise-t-il. "On ne voit pas au nom de quoi il serait immédiatement libéré", conclut-il.