Affaire Bygmalion : France Télévisions en difficulté

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Affaire Bygmalion : France Télévisions en difficulté
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3'CHRONO - Europe1.fr revient sur l’affaire qui vise trois ex-cadres de France Télévisions.

Le contexte. Depuis mercredi, Patrick de Carolis et Camille Pascal, deux anciens cadres de France Télévisions, sont mis en examen pour "favoritisme". En effet, ils sont soupçonnés d’avoir accordé des marchés juteux de façon opaque à la société cofondée par Bastien Millot, alors en poste dans le groupe audiovisuel public.

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© Reuters

Qui est impliqué ? Trois ex-cadres de France Télévisions ont été mis en examen par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke pour favoritisme, et pas des moindres. Il s’agit en effet de l’ancien PDG du groupe de 2005 à 2010, Patrick de Carolis, de son ancien secrétaire général Camille Pascal (également ex-conseiller de Nicolas Sarkozy) et de l’ex-directeur de la stratégie Bastien Millot.

Que leur est-il reproché ? Tous sont dans le collimateur de la justice qui soupçonne que Patrick de Carolis a usé de son influence au sein de France Télévisions pour attribuer des contrats juteux à la société Bygmalion, fondée en 2008 par Bastien Millot. Ce dernier était alors encore officiellement salarié de France Télévisions, bien qu’il avait pris à l’époque un congé sabbatique puis un congé pour création d’entreprise, pour fonder cette société de communication. Camille Pascal, lui, aurait signé les contrats frauduleux.

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De quels avantages parle-t-on ? Selon les informations dévoilées parLe Point, Bygmalion alors toute jeune start-up, aurait touché 1.2 million d’euros en 5 ans de la part de France Télévisions dans des conditions d’obtention des marchés qui "intriguent les enquêteurs", rapporte l’hebdomadaire.

Que risquent-ils ? Bastien Millot a été mis en examen le 11 avril dernier pour "recel de favoritisme" tandis que les deux autres cadres du groupe de l’audiovisuel public font l’objet depuis mercredi  d’une enquête pour "favoritisme et trafic d’influence". Bastien Millot, ancien directeur de cabinet et de la communication de Jean-François Copé, est également impliqué dans une affaire de surfacturation de prestations accordées à l’UMP lors de la campagne présidentielle de 2012. Les trois protagonistes de l’affaire risquent une peine maximale de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. 

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BYGMALION - Bastien Millot mis en examen

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