Affaire Bissonnet : le vicomte se dit "manipulé"

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Affaire Bissonnet : le vicomte se dit "manipulé"
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<CUSTOM NAME="HIGHLIGHT">EXCLU</CUSTOM> - Accusé de complicité d’assassinat, Amaury d’Harcourt accuse Jean-Michel Bissonnet.

Le procès Bissonnet reprendra lundi devant les assises de l’Hérault. Dans cette affaire, Jean-Michel Bissonnet est accusé d’avoir fait tuer son épouse, Bernadette, par son jardinier, de deux coups de fusil dans leur propriété cossue située près de Montpellier. Le notable aurait agi avec la complicité d’Amaury d’Harcourt, âgé de 85 ans, et son ami depuis quarante ans. Le vicomte d’Harcourt, qui a reconnu avoir caché l’arme du crime, sort de son silence trois jours avant son procès, et se dit "manipulé".

Fantasque, aventurier, chercheur d’or en Afrique, mais aussi éleveur de sangliers, ce vicomte, qui appartient à une des plus anciennes familles de l’aristocratie française, confie au micro d’Europe 1 : "c’est lui (Jean-Michel Bissonnet) qui m’a fait venir, c’est lui qui m’a appelé au téléphone, c’est lui qui m’a dit 'je sors de l’hôpital, je voudrais te voir'. Il m’a entièrement manipulé. Je trouve ça terrible, dégueulasse, il avait tout organisé".

"Il cherche à me mettre dans le coup"

Les faits remontent au 11 mars 2008. Le jardinier du couple, Meziane Belkacem, a reconnu avoir tiré sur sa patronne ce jour-là. Il affirme avoir agi à la demande de Jean-Michel Bissonnet, en échange de 30.000 euros. "Il (ndlr Jean-Michel Bissonnet) pensait avoir des moyens de pression sur le jardinier, pouvoir le contrôler", affirme aujourd’hui Amaury d’Harcourt, qui semble confirmer la thèse du jardinier.

Pourtant, une autre version des faits, soutenue par Jean-Michel Bissonnet, se confronte à celle-ci. L’homme d’affaires à la retraite clame son innocence, et affirme que le vicomte serait de mèche avec le jardinier. "Je ne connaissais pas le jardinier. On ne peut pas monter un complot avec quelqu'un qu’on ne connaît pas. Ca prouve qu’il cherche par tous les moyens à me mettre dans le coup", se défend Amaury d’Harcourt.

Commencé en septembre dernier, le procès Bissonnet a connu un coup de théâtre le 1er octobre dernier. Les deux avocats de Jean-Michel Bissonnet ont lâché leur client. Des documents montrant que l’accusé avait tenté de suborner un témoin avaient en effet été transmis au parquet, entraînant le renvoi du procès au 10 janvier.

De son côté, le vicomte risque aujourd’hui la réclusion criminelle à perpétuité.