Affaire Agnès Marin : le psychiatre pointé du doigt

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Affaire Agnès Marin : le psychiatre pointé du doigt
La famille d'Agnès Marin, tuée en 2011 par un camarade, demande la radiation du psychiatre qui avait déclaré "non dangereux" le meurtrier.@ Groupe de soutien Facebook
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La famille de la lycéenne tuée demande la radiation du médecin qui avait déclaré "non dangereux" le meurtrier.

L'info. "Nous considérons que cette personne n'est pas dangereuse". Voilà la phrase qui ne passe pas pour Armel Marin, le grand-père d'Agnès Marin, la lycéenne de 16 ans violée et tuée par l'un de ses camarades au Chambon-sur-Lignon en novembre 2011. Il demande que le Dr Aiguevives soit rayé de la liste des experts judiciaires et veut même sa radiation de l'Ordre des médecins.

Absence de dangerosité. En 2010, le Dr Aiguevives avait examiné Mathieu, le meurtrier d'Agnès, après une première affaire de viol avec violence. Le psychiatre avait alors conclu à l'absence de dangerosité du jeune homme. Mathieu avait été libéré. Avant de récidiver quelques mois plus tard.

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© MAXPPP

Une grave erreur de diagnostic. Pour la famille d'Agnès, le psychiatre a commis une grave erreur de diagnostic. Elle demande à ce qu'il en assume les conséquences. "Cet expert, à mes yeux, doit être radié de la liste des experts. Dans un deuxième temps, je m'efforcerais de démontrer que ce médecin doit être radié de l'ordre des médecins", explique Armel Marin, le grand-père d'Agnès, sur Europe 1.

"Qu'il change de métier". "On ne peut pas travailler aussi mal. Tout le monde sur terre est responsable de la conséquence de ses actes. Il s'est trompé. Quand un chauffeur de poids-lourds se contente de dire, après avoir tué quelqu'un, 'je me suis trompé', qu'est-ce qu'il devient ? et bien, pour le reste de sa vie, il est marqué et il n'est plus chauffeur de poids-lourds. Là, c'est la même chose. Ce monsieur est dépassé par la responsabilité de son métier, qu'il change de métier", dénonce encore Armel Marin.

Une lettre à la justice. La famille d'Agnès a donc écrit au procureur général de Montpellier pour lui demander d'engager une procédure de radiation. De son côté, le psychiatre se défend : "Ce n'est pas moi qui ai libéré ce garçon, ou qui n'est pas assuré son suivi ensuite. Mais la dangerosité n'est pas toujours lié à la folie, et à ma connaissance, ce garçon au moment de son procès n'avait pas fait un seul jour d'hôpital psychiatrique", a répliqué le Dr Aiguevives, toujours selon FranceTV Info.