AF 447 : "la peur était certainement là"

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AF 447 : "la peur était certainement là"
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TÉMOIGNAGE - La mère d'une victime du crash conteste le fait que les voyageurs n'auraient rien senti.

Elle est tout sauf convaincue par le dernier rapport sur le crash de l’avion AF-447 assurant la liaison Rio - Paris. Alors que ce document rédigé par des médecins affirme que "les enregistrements ne font état d'aucun cri ni d'aucun signe de panique", Corinne Soulas, la mère d'une des victimes, ne cache pas son scepticisme.

"L’état d’esprit des gens n’était pas serein"

Placée "à l’arrière de l’avion, à la gauche, à la place 25A", la fille de Corinne Soulas n’aurait pas souffert lors du crash, si on en croit le rapport remis mardi aux familles des victimes. "Je pense que l’état d’esprit des gens n’était pas serein, quoi qu’on puisse en dire", corrige-t-elle au micro d’Europe 1.

"Je le ressens à ma manière, c'est-à-dire avec le cœur d’une mère. Les gens ont du être quand même très soucieux et la peur était certainement là", affirme cette mère endeuillée.

"Une peur qui dure quatre minutes, à mon avis, c’est très long", témoigne Corinne Soulas :

Mardi matin, Me Alain Jakubowicz, l'un des avocats des familles de victimes et qui a pu lire le rapport, a affirmé que l’accident s’était passé de manière soudaine et sans que les passagers ne s’en rendent compte.

"L'ambiance à bord est demeurée identique jusqu'au dernier moment, quand l'avion frappe à pleine vitesse la surface de l'océan. Comme on pouvait s'en douter, mais les experts le confirment, c'est à ce moment-là que le décès est instantané", a-t-il ainsi précisé.

Le rapport final du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a par ailleurs été rendu public le 5 juillet, pointant à la fois des problèmes techniques et des erreurs humaines de pilotage.