AF 447 : des précisions vendredi

  • A
  • A
AF 447 : des précisions vendredi
Partagez sur :

Un nouveau rapport sur le crash du vol Rio-Paris sera rendu public vendredi par le BEA.

Le scénario de l'accident du vol AF 447 Rio-Paris va se préciser vendredi, avec la publication par le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) d’un rapport basé sur les dernières analyses des boîtes noires.

Ce troisième rapport d'étape "présente les circonstances exactes de l’accident avec des premiers points d’analyse et de nouveaux faits établis à partir de l’exploitation des données des enregistreurs de vol", a annoncé le lundi le BEA.

Préciser le scénario de la catastrophe

Grâce aux boites noires, le BEA devrait préciser les conditions dans lesquelles l'Airbus A330 s’est abîmé le 1er juin 2009 au large du Brésil avec à son bord 228 personnes. Ce document doit "permettre de pointer les défaillances (…) et présenter l'enchaînement des différentes séquences qui ont conduit à l'accident", a expliqué une porte-parole du BEA.

Le BEA avait présenté fin mai le film des derniers instants du volgrâce à une première analyse des boîtes noires repêchées. Cette première étude avait pointé le dysfonctionnement des sondes Pitot, privant les pilotes des mesures de vitesse de l’appareil. Mais les enquêteurs ont toujours estimé que ce problème ne pouvait expliquer à lui seul l'accident.

Les familles des victimes veulent comprendre

Que les sondes Pitot soient les seules mises en cause ou pas, les familles des victimes veulent en savoir plus et estiment que tout n’a pas été dit. "Ce qui a été diffusé (jusqu’à présent, ndlr) par le BEA était très parcellaire et n'a pas permis une compréhension complète de la situation", a réagi Robert Soulas, président de l'association "Entraide et Solidarité AF447".

"Nous attendons plus d'informations sur les circonstances de l'accident, son déroulement et surtout la situation technique de l'avion lors des derniers instants de vol", a ajouté ce porte-parole des familles des victimes.

Ce troisième rapport du BEA est aussi très attendu par la compagnie Air France et l'avionneur européen Airbus, tous deux mis en examen pour homicides involontaires par la justice française.