825.000 à 3 millions de manifestants

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825.000 à 3 millions de manifestants
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Pour le ministère de l'Intérieur, il s'agit du "plus bas niveau" de mobilisation depuis septembre.

Quelque 825.000 personnes ont manifesté samedi pour la défense des retraites, dans 264 rassemblements, selon le ministère de l'Intérieur, qui note "le plus bas niveau de participation" depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites le 7 septembre. L'estimation de la CGT fait état de "près de trois millions" de manifestants, soit autant que le 2 octobre. Pour la CFDT, il y avait 2,5 millions de personnes dans les rues.

Dans la capitale

A Paris, la CGT avançait à 16 heures le chiffre de 310.000 manifestants dans la capitale, soit autant que le 2 octobre dernier. Selon les chiffres de la préfecture de police, 50.000 personnes manifestaient, soit 13.000 de moins que le 2 octobre. Lors du précédent défilé, mardi dernier, les syndicats avaient compté en fin de journée 330.000 manifestants et la police 89.000.

Dans le nord

La mobilisation contre la réforme des retraites a baissé d'un cran dans la ville de Lille samedi, par rapport à la journée d'action du 2 octobre, tandis que d'autres villes du nord de la France ont connu une mobilisation accrue. A Lille, la préfecture a recensé 6.500 personnes, alors que les syndicats revendiquent 14.000 manifestants, un chiffre en nette baisse par rapport à la mobilisation du 2 octobre (entre 8.000 et 20.000).

Dans le Pas-de-Calais, à Boulogne-sur-Mer, la préfecture comptait 3.500 manifestants, contre 10.000 selon les syndicats, un chiffre également en baisse par rapport au 2 octobre, où les manifestants étaient entre 3.600 et 13.000, selon ces sources. En revanche, en Champagne-Ardenne, la mobilisation semblait globalement se maintenir, voire augmenter, notamment à Reims, où 6.000 à 15.000 personnes s'étaient déplacées, selon la police et les syndicats, contre 4.000 à 8.000, le 2 octobre. La mobilisation s'est également renforcée à Châlons-en-Champagne, où les forces de l'ordre ont comptabilisé 1.500 personnes, contre 3.300 pour les syndicats, alors qu'ils étaient entre 1.000 et 2.000 le 2 octobre

Dans le sud-ouest

Quelque 130.000 personnes, selon les syndicats, 13.500, selon la police, ont défilé dans les rues de Bordeaux. Le cortège était beaucoup moins important que mardi 12 pour la police qui avait dénombré 35.000 manifestants alors que les syndicats avaient déjà annoncé 130.000 participants.

A Châtellerault, 6.000 personnes ont manifesté selon les syndicats, 2.600 selon la préfecture. A Angoulême, 20.000 personnes (syndicats), 4.000 (police), avec une présence importante du secteur privé La Couronne, ont défilé dans le plus grand calme alors qu'ils étaient 1.500 à Cognac selon police et syndicats.

Environ 130.000 personnes selon les syndicats, 24.000 selon la préfecture, ont participé dans le calme samedi à Toulouse à une manifestation unitaire. Les manifestants étaient moins nombreux que lors de la précédente journée de mobilisation mardi (145.000 selon les syndicats, 30.000 selon la préfecture) mais un peu plus, d'après les organisateurs, que le 2 octobre, un autre samedi.

A Pau, un défilé a réuni 18.000 personnes, selon les organisateurs, 10.100, selon la police. A Bayonne, la manifestation a rassemblé 12.500 personnes, selon les organisateurs, 6.000 selon la police, également en baisse par rapport à mardi (17.000-8.500). Le très long défilé sur les grands axes du centre-ville, qui a débordé sur la commune voisine d'Anglet, s'est déroulé sans incidents. A Agen, ce sont 8.200 personnes qui ont défilé, selon les syndicats, et 4.000, selon la police.

Dans l'ouest

A Rennes, le cortège a rassemblé quelque 18.500 personnes, selon la préfecture, 35.000 selon la CGT, qui ont marché derrière une banderole appelant au maintien de l'âge légal de la retraite à 60 ans. Dans le Morbihan, 5.000 manifestants ont défilé dans les rues de Vannes, selon la préfecture, 18.000 selon la CGT, tandis qu'à Lorient ils étaient 4.500 selon la préfecture et 20.000 selon la CGT.

A Nantes, le cortège a rassemblé 25.000 personnes selon la police, 75.000 selon les syndicats, dont de nombreux jeunes. Un des principaux cortèges de la région a eu lieu au Mans où 50.000 personnes selon les syndicats et 10.000 selon la police ont manifesté.

Dans le sud-est

De la place Castellane au Vieux-Port de Marseille, entre 16.400 dont 400 lycéens, selon la police, et 180.000 personnes, selon les syndicats, ont manifesté. Lors de la journée de mobilisation du 2 octobre, les cortèges avaient réuni entre 19.000 et 150.000 personnes. Et mardi 12, entre 24.500 et 230.000 manifestants avaient défilé dans la cité phocéenne.

Ils étaient entre 5.900 selon la police, 25.000 selon les organisateurs, à défiler dans la matinée à Nice. A Mende, une manifestation a réuni 1.000 personnes selon la police, 1.500 selon les manifestants. A Draguignan, 2.400 manifestants selon la police, 3.000 selon les syndicats ont battu le pavé en chantant le chant des partisans. Enfin à Bastia, 1.300 personnes ont défilé selon la police, 3.000 selon les organisateurs.

Dans l'est

Les manifestations contre la réforme des retraites ont beaucoup moins mobilisé que mardi, avec 34.000 manifestants dans les principaux cortèges selon les syndicats, contre 68.000 quatre jours plus tôt. A Strasbourg, entre 5.700 personnes (selon la préfecture) et 18.000 (selon les syndicats) ont défilé sous une pluie intermittente derrière une banderole proclamant "pour une retraite décente", contre 8.000 à 25.000 mardi. A Besançon, ils étaient entre 3.500 et 8.000, contre 7.700 à 15.000 mardi. A Mulhouse, la police a compté 2.000 à 3.000 personnes, alors que les syndicats ont refusé de donner un chiffre.

A Nancy, ils étaient 5.000 manifestants selon la police et 40.000 selon une source syndicale, soit le même nombre que mardi. Toutefois, l'intersyndicale n'a pas reprise ce chiffre à son compte et a refusé de donner une estimation de la participation. A Metz, la fourchette oscillait entre 4.000 et 5.500 personnes, contre 10 à 17.000 mardi.Les manifestants étaient également 900 à 1.200 à Colmar (contre 1.700 à 4.500 mardi), et 2.700 à 3.500 à Belfort (contre 4.500 à 10.000 il y a quatre jours).

Dénoncer le "mépris du gouvernement"

Pour cette cinquième journée nationale de manifestations, le Parti socialiste estime dans un tract que "la force et l'ampleur croissante de la mobilisation peuvent encore faire reculer le gouvernement".

La patronne du PS, Martine Aubry, qui a appelé jeudi soir le président Sarkozy à "remettre à plat" la réforme des retraites, sera présente à Lille. A Paris, Harlem Désir, Benoît Hamon et Bertrand Delanoë seront au point fixe du PS devant le Cirque d'hiver à partir de 13h45 pour défendre "une réforme juste et durable", "aux côtés des organisations syndicales".

Sur le trottoir d'en face, Europe Ecologie se mobilisera également pour dénoncer le "mépris du gouvernement" malgré "la mobilisation record de mardi dernier". Le gouvernement "joue la provocation et l'affrontement violent face aux lycéens qui manifestent dans le calme", c'est "irresponsable", juge le rassemblement écologiste.

Lors de la dernière journée de mobilisation, le 12 octobre, entre 1,2 et 3,5 millions de personnes étaient descendues dans la rue. Une autre journée de mobilisation est prévue le 19 octobre.