Yunes-Sébastien, le destinataire du selfie macabre de Yassin Salhi

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Yunes-Sébastien, le destinataire du selfie macabre de Yassin Salhi
L'usine d'Air Products où a eu lieu l'attaque terroriste de vendredi. @ AFP
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PORTRAIT- - Qui est Yunes-Sébastien, ce Franc-Comtois parti en Syrie avec sa famille, et destinataire du selfie de Yassin Salhi ?

Yassin Salhi, principal suspect de l’attaque vendredi contre l’usine de Saint-Quentin-Fallavier, a eu le temps d’envoyer un selfie macabre dans lequel il pose à côté de la tête de son patron, avant de se faire arrêter. Samedi, on apprenait qu’il avait envoyé la photo via une messagerie instantanée à un numéro au Canada. On connaît désormais le destinataire du message : Yunes-Sébastien, un Franc-Comtois, converti à l’Islam, parti en Syrie avec sa famille.

Un second prénom, à consonance musulmane. Né le 3 avril 1985 en Haute-Saône, Yunes-Sébastien se convertit à l’Islam à sa sortie de l’IUT de Besançon. Il y avait obtenu un diplôme de technicien en logistique. Sur sa carte d’identité, il fait ajouter à son patronyme français le nom de jeune fille de sa mère d’origine maghrébine.

Une rencontre à la mosquée de Pontarlier.Yassin Salhi est lui aussi originaire de Franche-Comté. Selon Le Parisien, les deux hommes se sont rencontrés en 2006 à la mosquée de Pontarlier que fréquentait "le Grand Ali", un certain Frédéric Jean Salvi, au contact duquel Yassin Salhi se serait radicalisé.

"Repeupler l’Etat islamique". Yunes-Sébastien serait ensuite parti en novembre 2014 avec sa compagne et leur petite fille âgée de deux ans. Les enquêteurs commencent à s’intéresser à lui à ce moment-là car un mois après son départ, son père prévient la police. Selon L’Est Républicain, Yunes-Sébastien change de versions sur son départ : à certains proches, il explique s’être engagé dans une "action humanitaire", à sa famille, il évoque un déplacement en Belgique pour un emploi.

Finalement, c’est dans un courrier que les proches de Yunes-Sébastien apprennent sa véritable destination : la Syrie où il écrit "aller bien mieux qu’en France", racontant y être parti "pour repeupler l’Etat islamique, non pour combattre". Selon l’AFP, il n’en est en réalité rien puisque le jeune homme aurait été enrôlé dans une unité combattante, dans le secteur de Raqqa, en Syrie.