Violences contre un directeur de centre de loisirs à Pantin : les parents condamnés

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Violences contre un directeur de centre de loisirs à Pantin : les parents condamnés
Les parents d'un garçon de cinq ans soupçonnaient le directeur du centre de loisirs de pédophilie. @ AFP
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Les parents d'un garçon de cinq ans soupçonnaient le directeur du centre de loisirs de pédophilie. 

Les parents d'un garçon de cinq ans ont été condamnés vendredi à Bobigny à des peines de prison ferme et avec sursis pour l'agression d'un directeur de centre de loisirs de Pantin, en Seine-Saint-Denis,  qu'ils soupçonnaient de pédophilie.

Le père, âgé de 32 ans et déjà condamné pour des violences, a écopé de six mois de prison ferme, une peine qu'il pourrait effectuer sous bracelet électronique. La mère, âgée de 26 ans, a été condamnée à six mois de prison avec sursis. Jugeant "parfaitement inadmissible" cette "justice privée" à laquelle le couple s'était livré, le parquet avait requis dix mois de prison dont quatre avec sursis à l'encontre du père, et cinq mois avec sursis à l'encontre de la mère.

Coup de casque et gifle. Ces parents de trois enfants s'en étaient pris au directeur le 16 décembre au sein même de l'établissement, en l'accusant d'avoir sexuellement agressé leur fils. Coups de casque de la part du père, gifle de la mère : le directeur a eu le poignet cassé et s'est vu prescrire 45 jours d'interruption totale de travail (ITT). "Je me suis emporté", a reconnu le père à l'audience. Sa compagne n'est pas venue s'expliquer, étant en formation, a expliqué leur avocat Nicolas Cassart.

Le petit garçon avait reconnu avoir menti. L'avocat a soutenu que la violence des parents n'était pas "hors sol", mais mue par le sentiment de vivre "un drame personnel", "une fracture de l'existence". Auditionné par les services de police au lendemain de cette agression, le petit garçon avait reconnu avoir menti et l'affaire avait été classée. Une nouvelle plainte contre le directeur avait été déposée par les parents quelques jours plus tard. Cette dernière procédure étant "en cours d'évaluation par le parquet", a indiqué la procureure à l'audience.