Violences à la maternelle : un instituteur de Pantin poursuivi

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Violences à la maternelle : un instituteur de Pantin poursuivi
(Photo d'illustration) @ MYCHELE DANIAU/AFP
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Un instituteur de 60 ans, soupçonné d'avoir violenté des enfants d'une école maternelle de Pantin, sera jugé en octobre pour "violences aggravées".

Un instituteur d'une maternelle de Pantin, en Seine-Saint-Denis, a été placé en garde à vue mercredi matin. Le sexagénaire est soupçonné de violences sur quatre enfants âgés de seulement deux et trois ans. Un enseignant qui n'a jamais fait l'objet d'un signalement. Il sera jugé en octobre pour "violences aggravées", a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Bobigny.

Il pousse violemment un enfant au sol. Les quatre enfants qui ont été victimes des violences de leur instituteur n'ont absolument rien raconté à leurs parents. C'est en fait un employé de la maternelle qui a donné l'alerte après avoir été témoin d'une scène. Tout se déroule dans les jours qui suivent la rentrée, pendant la récréation. L'enseignant, instituteur en petite section, demande à un élève de s'assoir  sur un banc. C'est alors qu'il le pousse au sol : l'enfant tombe face contre terre et se relève la lèvre ensanglantée.

"Il était agressif vis-à-vis des enfants".  L'enseignant, âgé de 60 ans, n'avait jusqu'alors jamais fait l'objet d'un signalement. Il n'était cependant guère apprécié par les parents d'élèves. "Il n'avait pas une très bonne réputation", confie au micro d'Europe 1, Myriam dont la fille a été dans la classe de ce professeur il y a quelques années. "Il parlait avec une grosse autorité. Il était agressif dans ses paroles vis-à-vis des enfants. C'était quelqu'un qui était assez antipathique, pas sociable du tout. Il ne donnait pas envie d'aller vers lui", rapporte-t-elle. "Moi je ne m'autorise pas à frapper mes enfants, je ne vois pas pourquoi lui il le frapperait, ça ne se fait pas. Je suis plus que choquée", conclut-elle.

Après avoir nié les faits, l'instituteur a reconnu avoir bousculé les enfants. Des actes non prémédités mais des coups de sang, a-t-il assuré aux enquêteurs. Quoi qu'il en soit, l'Education nationale l'a d'ores et déjà suspendu de ses fonctions. 

Jugé en octobre. Cet enseignant de l'école Liberté, à l'est de Paris, "a été convoqué par le parquet pour des violences aggravées sur mineurs, par personne chargée d'une mission de service public", a déclaré le parquet. Il sera jugé devant le tribunal correctionnel de Bobigny le 14 octobre prochain.