Viol à Toulouse : "un échec de l'institution"

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Viol à Toulouse : "un échec de l'institution"
Le suspect arrêté à Toulouse pour le viol présumé d'une fillette est un multirécidiviste@ MAXPPP
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TEMOIGNAGE - L'ancienne avocate du violeur présumé pointe l'échec du suivi judiciaire.

L'homme mis en examen pour avoir agressé une fillette vendredi dernier à Toulouse est un multirécidiviste. Il avait déjà été condamné à 15 ans de réclusion en 1996 pour viol sur mineur de moins de 15 ans et avait à nouveau écopé de deux ans de prison en 2009. Cette dernière peine avait été assortie d'une obligation de soins et d’un suivi socio-judiciaire.

Problème : son dossier n'a jamais été traité par le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) qui devait assurer, notamment, un suivi psychologique. C'est l'agresseur lui-même, qui de son propre chef, était allé consulter un psychologue. Pour Me Marine Gravis, son ancienne avocate qui l'avait défendu en 2009 sur une affaire d'attouchements sur jeune enfant, c'est "un échec de l'institution carcérale".

"Quand j'ai vu ça, j'ai pensé tout de suite à lui, je me suis dit, 'tiens c'est le même mode opératoire'. Mais je suis quand même tombée des nues, car je pensais vraiment qu'il ne recommencerait pas", dit-elle au micro d'Europe 1.

"Il faisait tout pour tenter de se freiner" :

Le jour de l'agression, le suspect sortait d'ailleurs d'une consultation médicale. Mais en apprenant que sa compagne allait se faire avorter, il se serait saoulé et aurait enlevé une petite fille sur une aire de jeu au pied de son immeuble, qu'il aurait retenu pendant sept heures. "On ne lui a pas donné la chance de se soigner", déplore l'avocate.