Villiers-sur-Marne : où en est l’enquête ?

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Villiers-sur-Marne : où en est l’enquête ?
La marche silencieuse en hommage à Aurélie Fouquet et la stèle de la policière tuée le 20 mai 2010.@ EUROPE 1/GUILLAUME BIET
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Une marche a eu lieu vendredi en hommage à Aurélie Fouquet, policière tuée le 20 mai 2010.

Aurélie Fouquet avait 26 ans lorsqu’un commando d’une dizaine de braqueurs l’a abattue, lors d’une fusillade à la kalachnikov, à Villiers-sur-Marne, en région parisienne, le 20 mai 2010. La fusillade avait éclaté à l’issue d’une course-poursuite sur l’autoroute A4, lors de laquelle plusieurs automobilistes avaient été blessés par balles.

Quelque 500 policiers municipaux et anonymes ont rendu hommage, vendredi matin à Villiers-sur-Marne, à la jeune mère de famille, première policière municipale tuée dans l’exercice de ses fonctions. Une marche silencieuse qui intervient à un an du drame, jour pour jour.

Devant les collègues de la policière tuée, Claude Guéant a dévoilé une stèle en hommage à "Aurélie Fouquet, victime du devoir". Le rond-point proche de la sortie d'autoroute où s'est passée la fusillade a aussi été rebaptisée à son nom. Le maire de Noisy-le-Grand avait refusé que la stèle soit installée dans sa commune même.

"Nous voulons que la justice soit rendue. il n'y aura pas d'impunité", a déclaré le ministre, qui a rappelé que huit personnes ont été interpellées dans le cadre de cette enquête. "Les complices de cet assassinat ne seront jamais en paix", a-t-il prévenu.

Des membres du commando toujours en fuite

Un an après, l’enquête continue de patiner. Huit suspects sont à ce jour en prison, mais seuls deux d’entre eux auraient directement participé à l’attaque. Les autres membres du commando sont toujours en fuite. Parmi eux, deux hommes sont plus particulièrement recherchés : Olivier Tracoulat, dont l’ADN avait été retrouvé sur place, et Rédouane Faïd, un ex-braqueur repenti disparu la veille de son arrestation.

Du côté des policiers municipaux, la douleur est encore vive. Le collègue d’Aurélie Fouquet, qui avait été blessé par balle lors de la fusillade, a choisi de continuer de travailler dans le même quartier.

"Rien n’a changé", pour les policiers municipaux

Pour Frédéric Foncel, président du syndicat national de la police municipale, "rien n’a changé", déplore-t-il au micro d’Europe 1. Il dénonce un "bricolage" dans la communication entre polices nationale et municipale. "Aujourd’hui, un policier municipal peut intervenir à quelques mètres d’une forte interpellation ou de violences urbaines sans savoir ce qu’il se passe", fustige-t-il.