Vidéo polémique : bavure policière ou arrestation musclée ?

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Vidéo polémique : bavure policière ou arrestation musclée ?
@ Capture YouTube
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L’interprétation des images d’une violente intervention de la police à Joué-les-Tours se révèle délicate.

La question. Y a-t-il eu bavure lors de l’intervention musclée d’un policier, dimanche matin, à Joué-les-Tours, en Indre-et-Loire ? Difficile à dire au seul visionnage de la vidéo qui a été regardée plus d’un million de fois sur Internet depuis sa mise en ligne. Sur les images, on peut voir un policier porter des coups de matraque sur les cuisses d’une jeune femme au sol. Il éloigne ensuite des témoins qui approchent avant d’asperger de gaz lacrymogène deux femmes, dont celle déjà frappée à la cuisse.

Regardez la vidéo de l'interpellation :



Des éléments de contexte manquent. A première vue, l’intervention de la police peut paraître très brutale mais la vidéo de 8 minutes qui a enregistré la scène est incomplète : elle ne montre pas les circonstances de l’arrestation. Or, pour Gaëlle James, du syndicat Synergie Officier, c’est justement le contexte qui permet de comprendre la violente réaction du policier. "C’est un véhicule Renault Mégane qui fait des embardées et qui croise un véhicule de policiers, les agents décident alors de procéder à un contrôle. L’individu se rebelle alors contre les policiers", résume la syndicaliste. "A ce moment-là, une jeune femme se roule par terre et mord à trois reprises l’un des deux policiers. Pour se dégager, celui-ci fait alors usage de sa matraque", précise la syndicaliste.  

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Des cas fréquents. "Ce genre de situation arrive très souvent", souligne Gaëlle James. "Je ne dis pas que c’est bien mais c’est difficile d’intervenir dans ce genre de situation, surtout en ce moment où les violences augmentent de plus en plus envers les policiers", déplore-t-elle. Pour faire toute la lumière sur cette affaire, deux enquêtes ont été diligentées mardi. L’une, disciplinaire et l’autre judiciaire. Toutes deux ont été confiées à l’IGPN, la police des polices.