Vaste escroquerie à l'allocation adulte handicapé : 200.000 euros de préjudice

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Vaste escroquerie à l'allocation adulte handicapé : 200.000 euros de préjudice
@ Jean Christophe VERHAEGEN / AFP
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Un trio de fraudeurs présumés a été mis en examen et écroué mercredi à Toulouse. Ils auraient causé 200.000 euros de préjudice aux organismes sociaux.

C'est un contrôle de routine qui a permis de découvrir l'escroquerie. Début janvier 2017, un couple de ressortissants algériens est intercepté par les douaniers à l'aéroport de Toulouse en possession de faux documents dans le cadre d'une fraude aux prestations sociales.

Une trentaine de fausses identités. Au cours de leur audition devant les enquêteurs de la police aux frontières (PAF), les suspects reconnaissent que ces documents leur ont été fournis par un compatriote d'une trentaine d'années, basé en Algérie. Les investigations des policiers de la Brigade mobile de recherches de la PAF de Toulouse permettent de découvrir que cet homme est le cerveau présumé d'une vaste escroquerie. Grâce à de faux documents et sous une trentaine de fausses identités, il aurait réussi à obtenir le versement indu d'allocations d'adulte handicapé, s'élevant à environ 800 euros par mois.

Une quinzaine d'autres bénéficiaires. Selon un enquêteur, joint par Europe 1, l'organisateur présumé de cette fraude percevait à lui seul une dizaine d'allocations de ce type. Il en aurait également fait bénéficier une quinzaine d'autres personnes, pour la plupart des étrangers en situation irrégulière. L'argent était versé sur des comptes bancaires ouverts en ligne grâce aux faux papiers. Les suspects auraient ainsi déposé des dossiers et obtenu des allocations dans une dizaine de départements du sud de la France.

Un préjudice estimé à 200.000 euros. Lundi matin, ce suspect a été interpellé à Marseille, en compagnie de ses deux complices présumés. À l'issue de leurs gardes à vue, les trois hommes ont été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée", "faux et usage de faux" et "obtention frauduleuse de prestations sociales". Les magistrats les ont placés en détention provisoire, en attendant leur procès. L'enquête des policiers se poursuit pour identifier tous les bénéficiaires de cette escroquerie qui durait depuis un an environ et dont le préjudice est estimé à 200.000 euros.