Var : un trafic de chiens démantelé

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Var : un trafic de chiens démantelé
Une centaine d'animaux ont été saisis dans le Var et l'éleveur a été placé en garde à vue mardi.@ MAXPPP
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Une centaine d'animaux ont été saisis et l'éleveur a été placé en garde à vue mardi.

Des chihuahuas, des griffons, des épagneuls, des setters, des bulldogs, des Cane Corso... Les gendarmes de Draguignan, dans le Var, ont saisi mardi une centaine de chiens dans le cadre d'une enquête sur un trafic international d'animaux. L'éleveur a été placé en garde à vue.

Une centaine de chiens confiés à des chenils

Ce Tunisien de 49 ans travaillait sur deux sites l'un au Luc-en-Provence, l'autre au Muy, dans le Var. Des maisons isolées, où rien ne pouvait attirer l'attention, si ce n'est un incessant va-et-vient de camions à la nuit tombée. Enfermés dans des niches en plastique ou entassés dans un garage fermé, une cinquantaine de chiens ont été recensés dans chacun de ces sites. Ils ont été photographiés, fichés, soignés et confiés aux chenils de la région.

"Les animaux sont très maigres et parasités. Ils ont des tiques en masse qui peuvent leur donner des maladies. On a aussi des animaux qui ont été mal nourris, pas tous mais en grande majorité. On pouvait compter les os rien qu'en regardant l'animal", raconte sur Europe 1 Julien Soubiron, responsable adjoint de la cellule anti-trafic de la SPA.

"Il laissait les chiens dans des véhicules en plein soleil"

Le voisin de l'éleveur est soulagé de cette intervention. A plusieurs reprises, il avait alerté les autorités. "Entendre gémir des bêtes toute la journée, dans des petites cages exiguës, où ils étaient parfois deux ou trois. Il les laissait dans des véhicules en plein soleil. Je me disais pourquoi on laisse faire ?", explique Simon sur Europe 1.

L'affaire a débuté en janvier 2010 à la suite d'un signalement de la cellule anti-trafic de la SPA au parquet. Les enquêteurs se sont aperçus que l'éleveur qui fréquentait les salons canins en France, dont le plus récent le week-end dernier à Saint-Etienne, avait recours aux paiements en espèces dans ses transactions commerciales variant entre 800 et 1.000 euros par animal vendu.

Un trafic qui durait depuis trois ans

Les gendarmes sont intervenus dans le cadre d'une enquête préliminaire supervisée par le parquet de Draguignan pour "mauvais traitement à animaux", "travail illégal", "suspicion de trafic de chiens", "exercice illégal de la profession de vétérinaire" et "trafic de médicaments". Selon les premiers éléments de l'enquête, le trafic, dont on ne connaît pas pour l'instant tous les rouages, durerait depuis trois ans environ.