Une patiente meurt coincée dans l'ascenseur

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Une patiente meurt coincée dans l'ascenseur
@ Maxppp
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Le décès d'une patiente, à l’Hôtel-Dieu, à Paris, pose le problème des moyens des hôpitaux.

La panne de l'ascenseur de l'hôpital a-t-elle été fatale à la patiente ? Une femme d'une soixantaine d'années est décédée mercredi à l'Hôtel-Dieu, à Paris, après avoir été bloquée dans un ascenseur de l'hôpital. Hospitalisée en pneumologie, elle est tombée dans le coma aux alentours de 10 heures. Elle est aussitôt transférée dans le service de réanimation de l’hôpital, accompagnée de trois médecins. Mais, pour atteindre le service qui se trouve deux étages plus bas, le petit groupe doit prendre l’ascenseur.

Le monte-charges s'est alors retrouvé alors bloqué, au minimum pendant quelques minutes. La patiente meurt juste après, en réanimation, a rapporté Le Parisien.

Un médecin : "les ascenseurs ? Je ne les prend plus"

Un décès qui ouvre le débat sur les moyens de l'hôpital public. A l'Hôtel-Dieu, les problèmes de maintenance sont récurrents, affirment des médecins dans Libération publié vendredi. "Les ascenseurs ? Je ne les prends plus depuis que j’ai été bloqué plus de vingt minutes", a confié un médecin de l’Hôtel-Dieu à Libération. "Dans les hôpitaux parisiens comme ailleurs, il n’y a pas d’argent", abonde un chef de service.

De son côté, Stéphane Pardoux, directeur adjoint de l’hôpital, objecte : "nous avons un contrat de maintenance permanent sur le site", et assure qu’"il n’y a pas eu de panne à proprement parler".

Une enquête interne est lancée

L’assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) a lancé une enquête interne, afin de déterminer si la panne a eu une incidence sur la vie de la sexagénaire.

Les maires des 2e, 3e et 4e arrondissements de Paris, ainsi que le Chef du service des Urgences de l'Hôtel-Dieu ont demandé via un communiqué vendredi à l'AP-HP de prendre "sans délai toutes les mesures garantissant des conditions de fonctionnement optimales de l’hôpital", dénonçant le drame survenu comme "une source d’inquiétude inacceptable pour la sécurité des futurs patients".