Une mère agressée à coups de machette

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Une mère agressée à coups de machette
@ MAXPPP
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Elle a été frappée par son fils qui a blessé quatre policiers lors de son interpellation jeudi à Pau.

Une sexagénaire se trouvait entre la vie et la mort vendredi à l'hôpital de Pau, après avoir été sauvagement blessée au crâne à coup de machette par un de ses fils qui a blessé quatre policiers lors de son interpellation, a-t-on appris auprès du procureur de la République. La victime de 68 ans a été découverte jeudi matin dans sa maison de Billère, dans l'agglomération paloise, où son fils de 41 ans, qui a fait l'objet d'un placement psychiatrique immédiat, se trouvait retranché, a indiqué le procureur Jean-Christophe Muller, confirmant une information du quotidien Sud Ouest.

Elle a été retrouvée couverte de sang, victime de multiples fractures au crâne et de deux coups d'une arme tranchante qui avaient sectionné des parties du front et du cuir chevelu. Elle avait en outre deux doigts coupés. Après une opération de plus de quatre heures, le pronostic vital restait extrêmement réservé vendredi matin, compte tenu en particulier des possibles conséquences neurologiques des coups, a précisé le procureur.

Une interpellation qualifiée de "difficile"

Les forces de l'ordre avaient été alertées par l'autre fils de la victime qui ne parvenait plus à joindre sa mère depuis mercredi soir. A leur arrivée, elles ont trouvé l'auteur présumé des faits, retranché à l'étage, "complètement hystérique", brandissant une machette couverte de sang et lançant des objets variés sur les policiers. Quatre d'entre eux ont été blessés lors de cette interpellation qualifiée de "difficile" par le procureur. Selon Sud Ouest, l'un des policiers a dû se faire poser quelques points de suture à la tête et un autre a été victime d'une foulure à un poignet, a indiqué le procureur.

L'état de l'agresseur présumé a été jugé incompatible avec un placement en garde à vue et une mesure d'hospitalisation d'office "sous contrainte" en secteur psychiatrique a été prise jeudi après-midi. L'enquête devra déterminer "si son discernement était aboli ou alterné au moment des faits", a ajouté Jean-Christophe Muller. Ce chômeur, qui vivait seul avec sa mère depuis la séparation de ses parents, avait fait l'objet de trois hospitalisations psychiatriques et de trois condamnations pour circulation routière dangereuse notamment sous l'emprise de l'alcool.

Une information judiciaire devait être ouverte dans la journée de vendredi pour tentative d'homicide sur ascendant et violences aggravées sur policiers, a précisé le procureur, qui tentait de déterminer s'il y a eu séquestration.