Une marche blanche pour Agnès

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Une marche blanche pour Agnès
Près de 4.000 personnes ont rendu hommage dimanche à la collégienne tuée au Chambon-sur-Lignon.@ MaxPPP
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Près de 4.000 personnes ont rendu hommage dimanche à la collégienne au Chambon-sur-Lignon.

"Une étoile de plus dans le ciel",  "Rest in peace". Voilà ce que l'on pouvait lire lire sur deux grandes banderoles tenues par des jeunes en tête de la marche blanche en hommage à Agnès, la collégienne tuée mercredi. Près de 4.000 personnes ont défilé dimanche au Chambon-sur-Lignon alors que naissait une polémique sur un défaut d'information du collège concernant le passé judiciaire de l'assassin présumé.

En tête du cortège, la maire de cette petite ville proche des Cévennes, Éliane Wauquiez-Motte, et son fils, Laurent Wauquiez, ministre de la Recherche et maire du Puy-en-Velay, avançaient, une rose blanche à la main, comme de nombreux participants. "Le Chambon est un village de paix. mais cet incident dramatique nous laisse sans voix. Notre mission de paix, c'est avec Agnès, pour Agnès et les parents d'Agnès", a déclaré la maire, la voix secouée de sanglots. Les parents de la jeune fille, venus de Paris, n'ont pas participé à la marche.

Une plaque commémorative au collège d'Agnès

Une cérémonie a également été organisée au Collège cévenol, où étaient scolarisés Agnès et son assassin présumé. Une plaque commémorative a été dévoilée sur un mur de l'établissement. On peut y lire : "Les habitants du Chambon et les élèves du collège Cévenol en hommage affectueux à Agnès Marin, décédée le 13 novembre 2011 à l'âge de 13 ans".

"Nous avons beaucoup de travail de reconstruction et d'espoir. Merci de continuer à préserver l'intimité des élèves. Cette plaque, dans le coeur des élèves, c'est un souvenir qu'ils n'oublieront jamais", a déclaré Philip Bauwens, directeur du Collège-lycée Cévenol.

Polémique autour du casier judiciaire du suspect

Il a cependant ensuite lancé un début de polémique en affirmant qu'il n'avait pas été informé du casier de violeur du lycéen de 17 ans ayant avoué l'assassinat et le viol d'Agnès. "Nous avions des éléments de sa scolarité, mais pas connaissance de son passé judiciaire. On savait qu'il avait eu des ennuis avec la justice, mais on n'en connaissait pas la nature. Et nous n'avions aucun contact avec les services de justice", a déclaré le proviseur devant quelques journalistes.