Une jeune "bikeuse" condamnée à 10 ans de réclusion en appel pour complicité de viols avec torture

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Une jeune "bikeuse" condamnée à 10 ans de réclusion en appel pour complicité de viols avec torture
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En première instance, à Nice en 2016, l'accusée avait été condamnée à vingt ans de réclusion et avait fait appel.

Une Niçoise de 23 ans a été condamnée vendredi en appel à dix ans de réclusion par la cour d'assises de Draguignan (Var) pour complicité de viols avec torture et actes de barbarie sur une autre jeune femme, selon l'avocat de la victime, Me Adrien Verrier. Ce verdict, qui réduit de moitié la condamnation de première instance, est le dernier épisode judiciaire lié à un assassinat commis en 2011 au sein d'un groupe de fans de motos aux pratiques paramilitaires musclées.

Trois "bikers" condamnés à des peines de 20 à 25 ans de réclusion. Alexia Monticelli, mineure au moment des faits et surnommée "Tess", était accusée d'avoir séquestré, torturé une jeune femme pour l'empêcher de révéler l'assassinat de son compagnon, leur chef autoritaire Mayeul Gaden en octobre 2011, et une tentative d'assassinat à son encontre. L'assassinat et la tentative d'assassinat ont fait l'objet d'un procès en 2015 au cours duquel trois "bikers", dont Alexia Monticelli, avaient été condamnés à des peines de 20 à 25 ans de réclusion. Alexia Monticelli n'avait pas fait appel de sa condamnation à 20 ans.

"Nous souhaitions une décision de culpabilité, nous sommes satisfaits". Le second volet de ce dossier concernait la séquestration, les tortures et les viols infligés pendant les six mois qui ont suivi le crime à "Manuela" (prénom d'emprunt), la petite amie du chef assassiné pour qu'elle se taise. En première instance, à Nice en 2016, l'accusée avait été condamnée à vingt ans de réclusion et avait fait appel. Comme la cour d'assises de Nice, celle de Draguignan a jugé qu'Alexia Monticelli s'était rendue coupable, lors de cette séquestration, d'avoir livré Manuela à un SDF qui avait abusé d'elle. Ce dernier, condamné en première instance à vingt ans de réclusion criminelle, n'avait pas fait appel de la décision. "Nous souhaitions une décision de culpabilité, nous sommes satisfaits", a indiqué Me Adrien Verrier, qui précise que "la peine a certes été réduite mais ayant déjà pris vingt ans dans le premier dossier, cela porte à trente la peine globale à accomplir".