Une collégienne rackettée et violentée à Créteil

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Une collégienne rackettée et violentée à Créteil
@ Capture d'écran Google Map
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Agée de 12 ans, elle se faisait dépouiller et martyriser depuis plusieurs mois par une bande de filles, à la sortie de son collègue, à Créteil. 

Ce n'est que mardi que les parents ont découvert le terrible calvaire de leur fille. Depuis l'automne dernier, une collégienne de 12 ans se faisait racketter par une bande d'adolescentes âgées de 13 à 15 ans, a révélé jeudi Le Parisien, indiquant que les parents ont porté plainte. A chaque fois, les racketteuses réclamaient plus de 100 euros à leur victime.  

Crachats, brûlures de cigarettes. Mardi, en fin d'après-midi, la jeune fille de 5e est attendue par une bande de filles à la sortie des cours, au collège Guyard de Créteil. Elles sont six et la menacent d'un grand couteau de cuisine pour l'obliger à les suivre. Elles lui demandent alors un peu plus de 150 euros.

Mais la victime n'a pas cette somme sur elle, alors ses agresseuses se déchaînent. Coups, crachats, brûlures de cigarettes sur les bras… Elles la forcent aussi à se dévêtir, lui coupent une mèche de cheveux à l'aide du grand couteau de cuisine. Le tout filmé via leurs smartphones.

Quatre ados arrêtées. Le calvaire de la collégienne prend fin à 18 heures, lorsque sa mère qui faisait ses courses la croise, hagarde, en sang, dans les rues de la ville. Juste avant, la bande d'adolescentes l'avait forcée à voler dans une épicerie pour leur fournir à boire et à manger.

Selon les informations d'Europe 1, recueillies vendredi matin, le parquet de Créteil a ouvert une information judiciaire pour extorsion de fonds et violences en réunion avec arme, et pour avoir filmé la scène. Quatre des jeunes filles incriminées ont été arrêtées par la police. Et trois d'entre elles ont été présentées à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, a-t-on appris vendredi. La quatrième devrait être entendue plus tard. Le parquet a requis contre elles leur placement sous contrôle judiciaire, ainsi que des mesures d’éloignement.