Une ado battue à mort dans l'Hérault

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Une ado battue à mort dans l'Hérault
Cette collégienne de 13 ans a été frappée par un jeune de 14 ans, depuis, placé en garde à vue.@ BENJAMIN PETER/EUROPE 1
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Cette collégienne de 13 ans a été frappée par un jeune de 14 ans, depuis, placé en garde à vue.

Une jeune fille de 13 ans a succombé à ses blessures lundi après-midi, après avoir été frappée devant son collège de Florensac, dans l’Hérault, vers 12h30 par un adolescent de 14 ans, a expliqué le colonel François Agostini sur Europe 1. "Ce jeune a violemment agressé la collégienne qui est tombée dans le coma très rapidement", a-t-il ajouté, soulignant qu'"à notre connaissance il n'y a pas eu d'usage d'arme. Il l'a rouée de coups, de coups de pieds, de coups de poings".

La jeune fille a, ensuite, été violemment projetée à terre et au cours de cette chute sa tête aurait heurté le sol. "Elle a perdu connaissance immédiatement et a enchaîné les arrêts cardiaques", a rapporté le gendarme. Grièvement blessée, la collégienne a été transportée par hélicoptère, au CHU Lapeyronie de Montpellier, où elle est décédée vers 15h30.

Une histoire de coeur ?

C’est apparemment une histoire de cœur qui serait à l’origine du différend entre la victime et la sœur de son agresseur présumé. La victime avait cessé depuis un mois d’aller en cours, par crainte d’y croiser sa rivale, rapporte Midi Libre. Le 15 juin dernier, une bagarre entre les deux jeunes filles avait déjà éclaté à Florensac. Selon la gendarmerie, une plainte avait été déposée lundi matin, contre la victime, par la mère et la soeur de l'agresseur.

L'auteur des coups s'est présenté en début d'après-midi à la gendarmerie en compagnie de sa mère et a été placé en garde à vue. Il était auditionné dans l'après-midi par la brigade de recherches de gendarmerie. "La qualification retenue à cet instant est celle de violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a précisé le procureur de la République de Béziers, Patrick Mathé.

L'équipe d'encadrement n' a pas pu intervenir

Selon le maire de la commune, Vincent Gaudy, l'agression s'est déroulée en présence "d'une partie de l'encadrement du collège qui n'a pas pu s'interposer". "Aujourd'hui, j'en ai gros sur la patate, a-t-il ajouté. Je suis particulièrement affecté, car la jeune fille décédée est la fille d'un ami".

Un jeune homme vient déposer des fleurs devant le collège Voltaire de Florensac où la collégienne a été agressée.

© BENJAMIN PETER/EUROPE 1

Le collège Voltaire de Florensac, où une cellule psychologique a été mise en place afin d'aider au mieux les quelque 350 élèves, n'a pas été fermé, a-t-on appris auprès de l'Inspection d'Académie de Montpellier. Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a exprimé lundi sa "très vive émotion" et a annoncé qu'il se rendrait sur les lieux du drame mardi.