Un suspect en garde à vue 18 ans après la mort d'un convoyeur à Grenoble

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Un suspect en garde à vue 18 ans après la mort d'un convoyeur à Grenoble
Le 27 avril 2000, trois malfaiteurs avaient attaqué un fourgon blindé de la société Transval, à Grenoble. (Illustration)@ direction générale de la police nationale
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Un homme de 49 ans a été placé en garde à vue mardi, dans l'enquête sur l'attaque d'un fourgon blindé en 2000, au cours de laquelle l'un des convoyeurs avait été tué.

Près de 18 ans après les faits, un homme de 49 ans a été placé en garde à vue mardi dans l'enquête sur l'attaque d'un fourgon blindé en avril 2000 à Grenoble, fatale à l'un des convoyeurs, selon une source proche du dossier.

L'homme a été extrait de sa cellule de La Talaudière, dans la Loire, où il attend d'être jugé aux assises notamment pour une tentative de braquage d'un fourgon blindé, en 2014, dans une station-service de l'autoroute A47 à hauteur de Saint-Chamond, dans la Loire, a précisé la même source, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré. Les enquêteurs de l'antenne de Grenoble de la police judiciaire de Lyon avaient fait procéder à de nouvelles expertises ADN. En 2016, l'identification d'un profil sur une perruque avait entraîné la réouverture de l'information judiciaire par la Jirs (juridiction interrégionale spécialisée) de Lyon.

Un fourgon braqué pour un montant de plusieurs millions de francs. Le 27 avril 2000, trois malfaiteurs avaient attaqué un fourgon blindé de la société Transval, à Grenoble, tuant l'un des convoyeurs et blessant les deux autres avant de s'enfuir avec un butin estimé à plusieurs millions de francs. Les trois agresseurs, dont deux étaient masqués, avaient bloqué le fourgon avec une voiture. L'un d'eux avait ouvert le feu avec une arme de gros calibre sur l'avant du véhicule, qui transportait des fonds de la Banque de France au siège local de Transval.

Lance-roquettes. Une charge explosive avait fait sauter la portière du fourgon, tuant le convoyeur de 42 ans. Des témoignages avaient fait état d'un malfaiteur porteur d'un "tube" laissant penser à un lance-roquettes. Cette attaque avait suscité une vive émotion dans la profession. Le jour des obsèques de leur collègue, le 3 mai 2000, des convoyeurs avaient cessé le travail pour réclamer davantage de sécurité.