Calvados : un grand-père aurait tué trois membres de sa famille

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Calvados : un grand-père aurait tué trois membres de sa famille
Image d'illustration. Des policiers bloquent un quartier de Dives-sur-Mer, en 2011. @ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Un septuagénaire de Dives-sur-Mer, dans le Calvados, aurait tué trois membres de sa famille avant de suicider.

Un grand père âgé de 71 ans semble avoir tué sa femme, leur fille et leur petit-fils, avant de se suicider, à Dives-sur-Mer, dans le Calvados, selon les informations de Normandie-Actu. Les quatre cadavres ont été découverts samedi matin dans deux maisons de cette commune normande par le père du petit garçon, âgé de 5 ans. 

Dans une des deux maisons mitoyennes, mais donnant dans deux rues différentes, qu'occupait la famille, gisaient les corps de la fille, une aide-comptable de 50 ans, la grand-mère, âgée de 72 ans, et, sur elle, celui du garçonnet. Dans l'autre, le grand père, un retraité du BTP de 71 ans, le visage emporté par le tir de sa propre arme de chasse.

Tués au fusil de chasse. Les quatre victimes ont été tuées au fusil de chasse.  "L'hypothèse qui semble probable ce serait le geste de ce grand-père envers les trois autres personnes", a indiqué à la presse Patrick Wardenski, le substitut au procureur de la République de Lisieux qui s'était rendu sur place. "Néanmoins on a un certain nombre d'éléments à recouper. Il y a un certain nombre de taches de sangs qui sont pas compatibles avec le suicide du grand-père", a-t-il ajouté.

Selon les enquêteurs, le septuagénaire pourrait avoir manqué une première tentative de suicide. L'analyse génétique des tâches de sang devrait permettre d'en savoir plus. Pour le reste, le scénario du triple homicide semble ne plus faire de doutes. Selon le procureur, l'hypothèse retenue est que le drame soit "survenu vendredi matin vers 7h-7h".

Le grand père "dépressif" ? Le grand-père était un ancien de l'usine Tréfimétaux, qui a fermé en 1986. "C'était quelqu'un de plutôt réservé", raconte le maire de Dives qui l'a rencontré parfois en tant que trésorier de l'association locale de chasse. Selon Patrick Wardenski, "il semblerait que le septuagénaire était dépressif depuis quelque temps, mais il n'était pas suivi". Sur les lieux du drame, les enquêteurs n'ont pas retrouvé en tout cas la moindre lettre, la moindre explication à ce probable geste fou.

Les enquêteurs ont également entendu le père du garçonnet - après qu'il eut été hospitalisé en état de choc. Bien qu'il soit séparé de sa compagne depuis quasiment la naissance de l'enfant, aucun conflit ne les opposait sur la garde de celui-ci.