Un SDF tue un homme et lui mange une partie du cœur

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Un SDF tue un homme et lui mange une partie du cœur
@ MAXPPP
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En plein "délire mystique", un SDF a tué un nonagénaire, jeudi soir, dans un village des Hautes-Pyrénées.

L'INFO. Accès de démence jeudi soir, à Nouilhan, un village des Hautes-Pyrénées. Un SDF disant entendre des voix a tué un homme de 90 ans à coups de barre de fer avant de lui manger la langue et le cœur. C'est le fils de la victime qui a découvert le corps sans vie de son père, en partie calciné, le cœur et la langue arrachée. L'homme a été interpellé par les gendarmes dans la soirée. Le parquet de Tarbes a fait savoir que l'homme devrait être interné d'office à cause de son état mental.

Répondant à des messages. Le SDF, natif de Tarbes mais revenu de Poitiers dans la région il y seulement quelques jours, s'est introduit vers 20 heures chez sa première victime dans ce village de 200 habitants, à une demi-heure au nord de Tarbes, aux confins des Pyrénées-Atlantiques et du Gers. Il s'est emparé d'un outil métallique d'environ 80 cm de long dans une grange. Répondant à des messages ou à des voix selon ses déclarations aux enquêteurs, il a fracassé le crâne du nonagénaire de plusieurs coups.

Il met le feu à la maison... Toujours selon ses déclarations, il a mis le feu au corps et en a extrait le coeur et la langue pour les faire cuire et les manger. Puis il a incendié la maison. Ce sont les flammes qui ont alerté l'un des deux fils de la victime qui vivaient à proximité de leur père. L'autopsie pratiquée lundi montre que le SDF a bien prélevé une partie du coeur et de la langue de la victime, selon le parquet. Des analyses complémentaires doivent à présent confirmer qu'il les a effectivement mangés, comme il l'a affirmé aux enquêteurs, a dit à l'AFP le procureur de Tarbes, Chantal Firmigier-Michel. Pour l'instant, rien n'est venu infirmer sa version des faits, a-t-elle dit.

...Et s'attaque à d'autres habitants du village. Le suspect âgé de 26 ans a ensuite agressé une autre personne à coups de barre de fer, selon les informations d'Europe 1. Il l'a frappée sur son tracteur et lui a brisé l'épaule. Il s'est ensuite introduit dans la maison d'une troisième personne, où il a été mis en fuite par l'occupante des lieux. Il est toutefois parvenu à voler un fusil de chasse. Le SDF a finalement été interpellé par les gendarmes vers 23h30. Il était "très calme, pas agressif au moment de son interpellation", a indiqué la procureure de Tarbes, Chantal Firmigier-Michel.

Un délire mystique. "Il semblerait qu'il ait agi en raison de voix, de messages qu'il recevait et qui lui disaient d'agir ainsi. Ce sont ses premières déclarations", a précisé la magistrate. L'individu, qui se déclare SDF et qui errait semble-t-il depuis deux ou trois jours sans avoir dormi, a été placé en garde à vue à Tarbes. L'expertise psychiatrique de ce jeune homme de 26 ans a révélé "des mécanismes délirants" et "une abolition des facultés mentales", a dit à la presse le procureur Chantal Firmigier-Michel. Il était en plein "délire mystique" au moment des faits, a-t-elle ajouté.

Pas d'antécédent judiciaire... Selon de premiers éléments des investigations, il n'avait aucun lien avec ses victimes. Il n'avait apparemment pas d'autre antécédent judiciaire qu'une conduite en état alcoolique, et aucun antécédent psychiatrique. Dans le village, une restauratrice disait tomber des nues en apprenant les faits perpétrés dans la nuit. "On ne sait rien, on ne sait pas qui c'est", a-t-elle dit, sans avoir observé le vagabondage de qui que ce soit dans le village ces derniers jours.

...Mais un caporal de retour d'Afghanistan. L'homme, présenté au départ comme un sans-abri, était un caporal ayant effectué des missions en Afghanistan, qui a quitté le régiment d'infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers fin octobre, a-t-on appris lundi auprès du régiment. Le jeune homme de 26 ans avait passé des suivis médicaux "de manière normale", a déclaré à l'AFP le commandement du régiment. "C'est un marsouin qui a servi au régiment pendant cinq ans" avant de quitter le service actif le 5 novembre. Il avait quitté le régiment, quelques jours plus tôt, fin octobre. "Il ne nous a posé aucun problème durant son passage" au cours duquel il a évolué jusqu'au grade de caporal, a-t-on souligné de même source.