Un proviseur blessé dans une bousculade devant son lycée à Paris

  • A
  • A
Un proviseur blessé dans une bousculade devant son lycée à Paris
La cour d'un lycée parisien. Image d'illustration.@ JACQUES DEMARTHON / AFP
Partagez sur :

L'homme tentait vendredi matin d'empêcher des personnes cagoulées de poser un cadenas sur la porte d'entrée de son lycée lorsqu'il a été agressé.

Le proviseur d'un lycée de Paris a été blessé vendredi matin après avoir été "violemment bousculé" par un groupe de jeunes gens cagoulés qui voulaient cadenasser les portes de l'établissement, a-t-on appris auprès du rectorat de Paris.

Une dent cassée. L'incident s'est produit avant l'ouverture du lycée Paul-Bert situé dans le 14e arrondissement. Le proviseur est intervenu pour empêcher "un groupe de jeunes cagoulés" qui avaient entrepris de poser un cadenas sur la porte, a précisé le rectorat. Dans la bousculade, le chef d'établissement est tombé et s'est cassé une dent. Il va porter plainte et une enquête est en cours pour retrouver l'identité des assaillants. On ignore si ces jeunes étaient des élèves de Paul-Bert.

Fermé jeudi mais pas vendredi. Le recteur, François Weil, qui s'est rendu sur place, souligne sur son compte Twitter que "le droit de manifester doit être respecté". "Mais les blocages, les incendies de poubelles et les violences sont inacceptables", ajoute-t-il. Paul-Bert avait été fermé sur décision de la direction jeudi, journée de mobilisation contre la loi travail organisée par des syndicats et des organisations lycéennes et étudiantes. Plusieurs établissements parisiens ont ainsi été fermés jeudi par leur direction, par mesure de sécurité. Sur le site de Paul-Bert, on pouvait encore lire vendredi que les cours ne sont suspendus que jeudi 31 mars.

Rassemblement à Nation. Vendredi matin, quelque 200 jeunes se sont rassemblés place de la Nation. Plusieurs manifestants avaient le visage dissimulé par une cagoule. L'appel à se rassembler à Nation n'émane pas des syndicats lycéens, ont précisé ces derniers, qui demandent au contraire aux jeunes de ne pas s'y rendre, pour des raisons de sécurité.