Un premier centre de déradicalisation ouvrira "avant l'été"

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Un premier centre de déradicalisation ouvrira "avant l'été"
@ AFP
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Une trentaine de personnes devraient intégrer ce centre de déradicalisation, qui doit ouvrir avant l'été.

Un premier centre "de réinsertion et de citoyenneté" ouvrira "avant l'été" pour accueillir une trentaine de jeunes radicalisés, a annoncé jeudi le préfet Pierre N'Gahane, sans dévoiler pour l'heure le site choisi. Pierre N'Gahane a indiqué avoir "identifié des sites pour accueillir ces centres et engagé une discussion avec des élus". Mais, a-t-il insisté, "la démarche est loin d'être aboutie".

Un centre en Indre-et-Loire ? Jeudi, iTELE et La Nouvelle République du Centre-Ouest ont affirmé que le premier centre national de déradicalisation ouvrirait à Beaumont-en-Véron en Indre-et-Loire, près de Chinon. Une annonce que le préfet a refusé de commenter, se disant même "furieux" : pour lui, "des médias en relayant ce genre d'information ne font que braquer autorités locales et populations". "Il y a des délais d'instruction de dossier, des procédures administratives, tout un cadre réglementaire" qui n'ont pas encore été respectés, a martelé Pierre N'Gahane, président du groupement d'intérêt public qui va gérer l'ensemble des centres de ce type.

Des centres pour djihadistes "volontaires" ? Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé en novembre la création d'une nouvelle structure pour "jeunes radicalisés", souhaitant une dizaine de centres à terme. "Les financements sont prêts, le cadre juridique et le projet pédagogique en voie de finalisation", avait alors déclaré Manuel Valls, précisant qu'il serait toutefois hors de question d'accueillir dans ces structures des djihadistes français de retour de Syrie ou d'Irak. "Il existe deux catégories de centres : ceux qui accueilleront un public de volontaires, dont on a pu constater leur rupture avec la République" et "les centres pour des jeunes, ayant eu affaire avec la justice parce qu'ils se sont rendus à l'étranger, parfois jusqu'en Turquie, mais n'ont jamais été en zones de conflit", a précisé le préfet N'Gahane.

Se reconstruire hors de la radicalité. Dans le premier cas, les discussions sont menées avec "les familles et l'autorité préfectorale pour choisir le public" bénéficiaire, et dans le second type de centre "ils sont choisis avec l'autorité judiciaire" qui pourrait opter pour ce placement dans le cadre d'un "aménagement de peine" par exemple. A chaque fois, "une trentaine de candidats âgés de 18 à 30 ans", qui "pourront rester 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 s'ils le souhaitent", seront accueillis et encadrés par "25, 27 personnes", a précisé le préfet. L'objectif de ces centres, dont chacun coûte en moyenne un million d'euros en fonctionnement, est de "permettre à des individus de se reconstruire, se restructurer, avoir de nouveaux projets et retrouver un travail", a-t-il ajouté.