Un lycéen poignarde très grièvement une camarade dans un établissement du Rhône

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Un lycéen poignarde très grièvement une camarade dans un établissement du Rhône
Les faits se sont déroulés à 16h30 à la sortie des cours "dans l'enceinte" du lycée Louis Armand, au niveau du portail.@ Capture d'écran Google Maps
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Les faits se sont produits à 16h45, lundi après-midi. Le pronostic de la jeune fille poignardée est "fortement engagé".

Une lycéenne de 15 ans, élève de première d'un établissement proche de Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône, a été poignardée lundi par un de ses camarades de classe et son pronostic vital est "fortement engagé", a-t-on appris de sources concordantes.

Plusieurs coups de couteau dans le dos. Les faits se sont déroulés vers 16h45 à la sortie des cours "dans l'enceinte" du lycée Louis Armand, à Gleize, "30 mètres avant un portail" surveillé par un assistant d'éducation, a expliqué le procureur de Villefranche-sur-Saône, Grégoire Dulin. La victime a reçu plusieurs coups de couteau dans le dos. Selon le rectorat, son pronostic vital est "fortement engagé" et elle a été héliportée vers un hôpital de Lyon. L'agresseur, âgé de 15 ans également, a été interpellé.

Motif inconnu. Le procureur à Villefranche-sur-Saône a ouvert une enquête qui devra notamment déterminer le motif de l'agression. "Pour l'heure nous n'avons aucune idée du motif mais, selon les premiers éléments de l'enquête, il n'y a rien qui m'amène à penser qu'il y a un mobile terroriste", a ajouté le procureur. Le jeune devrait rester en garde à vue 48 heures avant d'être présenté par le parquet de Lyon au pôle criminel de Lyon. Une cellule psychologique a été ouverte dans cet établissement général et technologique qui accueille 1.500 élèves, selon son site internet.

Déjà dans le Rhône en juin, un écolier de 10 ans avait blessé gravement un camarade de 12 ans devant une école de Vaux-en-Velin. En 2013, un lycéen de 17 ans avait poignardé mortellement un autre de 15 ans au cours d'un atelier de plomberie dans un lycée professionnel de Gironde. Il avait été condamné deux ans plus tard à sept ans de prison et sept ans de suivi socio-judicaire, sans avoir donné d'explication cohérente à son geste.