Un jeune homme abattu par balle à Nice

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Un jeune homme abattu par balle à Nice
@ JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
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C’est le deuxième assassinat en pleine rue en moins d’une semaine. Le FN demande des comptes à Christian Estrosi, le maire.

Nice connait des heures sombres. Après le meurtre, dimanche dernier,  d’un jeune homme dans le quartier des Moulins, un autre assassinat a eu lieu samedi soir. Un homme de 20 ans, connu pour des faits mineurs de trafic de stupéfiants, a été tué par balle dans le quartier populaire de l'Ariane, a-t-on appris dimanche auprès du procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre.

"La victime a reçu une balle mortelle en pleine tête tirée à travers la vitre". "D'après les premiers éléments recueillis, le jeune homme a d'abord été agressé dans la rue, aux alentours de 21 heures, par deux personnes, avant de trouver refuge dans une voiture. C'est là que la victime a reçu une balle mortelle en pleine tête tirée à travers la vitre", a indiqué Jean-Michel Prêtre.

Les agresseurs, qui étaient en scooter, n'ont pas été identifiés. La victime a dans un premier temps été transportée par les autres passagers du véhicule aux urgences de l'hôpital Saint-Roch, à Nice, fermées depuis quelques jours, avant d'être prise en charge par les pompiers et redirigée vers l'hôpital Pasteur, où elle est décédée deux heures plus tard.  L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

Un deuxième mort en moins d’une semaine. Le 12 juillet, dans un autre quartier populaire de Nice, aux Moulins (ouest de la ville), un autre homme avait déjà été abattu et une riveraine touchée par une balle perdue. Deix incidents rapprochés qui ont poussé Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du Front National et conseillère municipale et métropolitaine de Nice à demander des comptes à Christian Estrosi, le maire de la ville :

"C’est la sécurité de l’ensemble des Niçois qui est menacée". Dans ce communiqué, l’eurodéputée frontiste estime que "Nice s’enfonce chaque jour un peu plus dans la violence, et c’est la sécurité de l’ensemble des Niçois qui est menacée". Et d’ajouter, parce que la politique n’est jamais loin et que les élections régionales approchent : "Christian Estrosi avait promis de faire de Nice 'la vitrine de la sécurité', tandis que Dominique Estrosi-Sassone ne cesse de vanter sa formidable 'politique de la ville' et de déverser encore et toujours l’argent des contribuables dans l’espoir d’acheter la paix sociale. Confrontés aux conséquences de leur faiblesse et de leurs compromissions, les Niçois attendent désormais des explications".