Un important trafic de chiots démantelé

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Un important trafic de chiots démantelé
Les chiots ont subi de mauvais traitements durant leur transport illégal.@ MAXPPP
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9.000 animaux maltraités ont été acheminés depuis la Slovaquie, vers le Vaucluse.

Un gigantesque trafic de chiots en provenance de Slovaquie vers le Vaucluse a été démantelé par les douanes. 9.000 petits chiens, souvent maltraités, ont ainsi été acheminés via une filière clandestine, vers un chenil du Vaucluse où ils étaient ensuite revendus à des particuliers avec de faux documents sanitaires, selon un communiqué de la direction des douanes diffusé mercredi.

C'est après plus d'un an d'enquête que le Service national de douane judiciaire a pu mettre un terme à ce trafic. Le gérant du chenil, qui avait réalisé un chiffre d'affaires de 4,2 millions d'euros depuis 2008, ainsi qu'un vétérinaire du Vaucluse, soupçonné de falsification de documents, ont été interpellés. A l'issue de leur mise en examen, ces derniers ont été placés sous contrôle judiciaire.

Des chiots maltraités

Au départ de l'affaire, c'est la Société protectrice des animaux, la SPA, qui avait donné l'alerte en 2008. Les chiots, très mal alimentés et hydratés durant leur transport, n'avaient même pas quatorze semaines, l'âge légal pour être vendus. "Certains avaient encore les yeux mi-clos et cherchaient à téter leur mère qui se trouvait à des milliers de kilomètres", explique au Figaro Daniel Miglietta, inspecteur régional dirigeant l'antenne des douanes à Marseille. Les trafiquants avaient même prévu un taux de décès de 10% du cheptel.

Les chiots transportés n'étaient pas non plus vaccinés, notamment contre la rage. Ils ont aussi aussi subi des violences, comme l'ablation de leur queue sans anesthésie pour répondre aux standards de leur race.

Un trafic en expansion

Le trafic de chiots est en plein essor, notamment dans les pays de l'Est de l'Europe comme la Russie, l'Ukraine, la Hongrie ou à la Roumanie, à la faveur des gros bénéfice réalisés -ils étaient achetés à peine 20% des prix du marché-, et d'une législation moins sévère envers ce trafic que pour la contrebande d'armes ou de drogue. En France, les suspects encourent désormais deux ans d'emprisonnement et 37.500 euros d'amende.

Au total, cent cinquante-quatre chiots ont été saisis puis placés dans trois chenils avant d’être confiés à la Société protectrice des animaux.