Un gérant de pressing met en fuite son braqueur

  • A
  • A
Un gérant de pressing met en fuite son braqueur
@ Capture Google Street View
Partagez sur :

Mardi, le patron d’un pressing de Tourcoing, dans le Nord, a mis en fuite son braqueur, pourtant menaçant et armé d’un couteau.

Il pensait repartir avec la caisse du pressing, mais s’est finalement retrouvé bredouille, devant un gérant bien déterminé à ne pas le laisser partir avec le butin. Mardi, Daniel, 68 ans, ne s’est en effet pas laissé faire en voyant son braqueur le menacer avec un couteau. Il l’a chassé de son pressing de Tourcoing, dans le Nord. Le braqueur a pris la fuite et il est recherché par les enquêteurs, rapporte La Voix du Nord.

>> LIRE AUSSI - Elle jette de l'huile bouillante au visage d'un braqueur

"Voila cinq euros et dégage !" Mardi, quand il a pénétré cagoulé dans l’enseigne, le braqueur semblait pourtant bien menaçant. "Je vais te planter", a-t-il lâché au patron des lieux, pas intimidé pour autant. "Je lui ai dit : 'pourquoi vous voulez me planter ? Je ne vous connais pas'", raconte le gérant du pressing, interrogé par Europe 1. Là, le braqueur insiste et lui demande la caisse. Encore une fois, le gérant ne se laisse pas impressionné et rétorque : "voila cinq euros et dégage !"

"Il avait l'air très énervé. J'ai eu le réflexe de tout de suite arracher son foulard. Il a été surpris. Il a marqué un temps d'arrêt. Ce qui m'a permis de saisir son bras droit avec lequel il tenait son couteau. Ca m'a permis de le jeter dehors", raconte Daniel.

>> LIRE AUSSI - Braquage : comment sont formés les commerçants ?

"Dans ma jeunesse, j'étais garde du corps de vedette". Une attitude formellement déconseillée par les forces de l’ordre, notamment depuis l’affaire du bijoutier de Nice, qui avait tué son braqueur pour se défendre. Il est en effet conseillé aux commerçants de ne surtout pas répliquer, ou d’adopter un comportement de résistance et d'opposition à leur braqueur. Des recommandations que Daniel assume pleinement ne pas avoir suivies.

"Sur le moment, on n'y pense pas. Mon épouse devait s'absenter. A 15 minutes près, c'est elle qui était là. J'ai toujours dit à mon épouse que si jamais il y avait un tel phénomène, elle devait lui donner la caisse. Mais on n'a pas la même corpulence. Dans ma jeunesse, j'étais garde du corps de vedette", s’enorgueillit le sexagénaire.