Un gang de cinq "voleurs à la portière" démantelé

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Ils s'attaquaient à coups de silex aux véhicules coincés dans les embouteillages pour voler leurs occupants. Cinq suspects ont été arrêtés par la police.

INFO EUROPE 1

Ils sévissaient depuis le début de l'année au nord de Paris : un gang de voleurs "à la portière" vient d'être démantelé à Saint-Denis. Cinq suspects, dont un mineur, ont été arrêtés. Ils sont accusés d'avoir mené plus d'un raid par semaine depuis le mois de janvier.

A coups de silex dans les embouteillages. Leur méthode est spectaculaire, violente et imparable. C'est à grands coups de silex que ces voleurs explosaient les vitres des voitures ou des taxis, coincés dans les embouteillages, près de l'autroute A1, entre Paris et le Stade de France. Un sac à main ou une sacoche sur un siège suffit à attirer leur convoitise, souvent au préjudice de touristes ou de femmes seules dans leur voiture.

Témoignages et jumelles. A la manœuvre, de jeunes malfaiteurs rapides, mobiles, qui arrivent et repartent en courant si bien qu'il a fallu plusieurs mois d'enquête aux policiers de Saint-Denis pour les identifier un par un. D'abord, grâce aux témoignages de plusieurs victimes. L'une d'elles a d'abord permis d'identifier un premier suspect de 17 ans en février dernier. L'enquête et les rapprochements ont ensuite permis de cibler un groupe de possibles complices. Un deuxième suspect a été identifié en avril par une touriste victime. L'utilisation des jumelles à vision nocturne et d'appareils photo ont permis aux enquêteurs de capter leurs agissements et d'identifier trois autres suspects.

Ils nient les faits. Les cinq voleurs présumés ont été interpellés le 11 juillet - l'un d'eux avait alors cinq silex sur lui - et ont été présentés à la justice le lendemain. Certains sont déjà connus de la police pour des affaires de drogue, violences sur des policiers ou déjà pour des vols à la portière. En garde à vue, ils ont tous nié les faits mais les policiers leur imputent formellement au moins 24 vols à la portière entre mi-janvier et fin juin, soit plus d'un par semaine en moyenne, sans compter les éventuelles victimes qui n'auraient pas (ou pas encore) porté plainte. En attendant d'être jugés, ils ont été laissés libres, sous contrôle judiciaire.