Un gang de braqueurs piégé par la police

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Un gang de braqueurs piégé par la police
@ MAX PPP
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Les enquêteurs ont réussi à les arrêter en utilisant les photos prises lors d’un enterrement.

Ils formaient à eux tous une "équipe à tiroirs". Une bande d’une dizaine de personnes au total, qui se répartissaient en petits groupes de trois ou quatre, différents à chaque fois, pour aller réaliser des braquages. Spécialisés dans les attaques à main armée de bijouterie, ces malfaiteurs présumés ont pu être arrêtés à l’issue d’une enquête qualifiée par la police de "véritable jeu du chat et de la souris".

Un premier suspect identifié...

Pour les braqueurs, la mécanique s’est enraillée en décembre dernier. L’un d’eux, filmé par les caméras de vidéosurveillance d’une bijouterie, a été reconnu par un policier de l’Office central de lutte contre la criminalité organisée. Sur ces images, une vieille connaissance : un homme déjà arrêté en 2006 pour des vols à main armée.

En attendant son procès, cet homme avait été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Avec un bracelet électronique dont il s’était débarrassé.

... qui permet de remonter aux autres

Pour retrouver la trace de ce premier suspect, les policiers ont surveillé en toute discrétion… la cérémonie d’obsèques de son frère. Et en prenant en photo tous les proches présents pour l’occasion, les enquêteurs ont pu, petit à petit, identifier les autres malfaiteurs présumés, soupçonnés d’être à l’origine de 17 braquages au total.

Les braqueurs étaient capables de parcourir jusqu’à 800 kilomètres dans la nuit pour faire des repérages. Puis, de revenir le lendemain pour passer à l’action. Pour se faire plus discrets, certains n’hésitaient pas à porter des perruques et des casquettes. Ou à se faire passer pour handicapé.

Les arrestations ont eu lieu simultanément jeudi dernier dans des camps de gens du voyage, de l’Oise, l’Aisne et la Seine-et-Marne. Cinq suspects ont été mis en examen et écroués. Le butin moyen des braquages est estimé entre 300.000 et un million d’euros même si les bijoux étaient revendus à 10% de leur valeur.