Un enseignant d'une école privée parisienne visé par une enquête pour agressions sexuelles

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Un enseignant d'une école privée parisienne visé par une enquête pour agressions sexuelles
Le chef de son établissement avait fait "un signalement aux autorités" le 31 mars.@ Capture Google Street View
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L'enquête préliminaire a été ouverte du chef d'"agression sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant abusé de ses fonctions".

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris concernant des soupçons d'agressions sexuelles sur des élèves par un enseignant d'une école privée catholique du 7ème arrondissement de Paris, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Instituteur en CM2. Cette enquête préliminaire a été ouverte du chef d'"agression sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant abusé de ses fonctions", a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Le suspect, âgé d'une quarantaine d'années, était instituteur en classe de CM2 à l'école primaire de l'ensemble scolaire Sainte Jeanne-Elisabeth, un établissement privé catholique sous contrat avec l'Etat, situé dans le 7ème arrondissement.

Un signalement le 31 mars. Il a été suspendu par le rectorat, a indiqué le directeur diocésain de l'enseignement catholique (DDEC) de Paris, Jean-François Canteneur, qui dépend du diocèse. Le chef de son établissement avait fait "un signalement aux autorités" le 31 mars, juste avant les vacances scolaires de printemps, selon le DDEC. La veille, sept collégiennes de sixième avaient témoigné contre leur enseignant de l'année scolaire précédente, en CM2, évoquant "des câlins, des embrassades sur la joue, de façon régulière, notamment pendant des classes vertes", selon le directeur diocésain.

"Un très bon pédagogue". "Je me suis assuré que les choses soient traitées avec diligence", a affirmé ce responsable, précisant que l'enseignant mis en cause n'avait pas été autorisé à revenir dans l'école au retour des vacances de printemps. Cet instituteur, arrivé dans le 7ème arrondissement en septembre 2015, "était considéré comme un très bon pédagogue, très apprécié des enfants, avec qui il avait un contact facile", selon Jean-François Canteneur, qui parle d'un "comportement inadapté de quelqu'un qui ne joue pas son rôle d'adulte".

Déjà sanctionné. Le directeur diocésain a en revanche réfuté avoir eu connaissance d'événements comparables mettant en cause cet instituteur dans un précédent poste, à Vincennes (Val-de-Marne). "La seule chose que nous avons eu à connaître concerne l'utilisation par l'enseignant de son portable pour prendre des photos d'élèves en cours afin d'alimenter le site de l'école. Ce n'était pas normal mais l'incident avait été traité, et il avait été sanctionné", a relaté le DDEC. Le directeur diocésain a reçu jeudi trois mères au nom d'un collectif de parents de l'ensemble scolaire Sainte Jeanne-Elisabeth.

"La communication successive sur cette affaire en interne, en raison du laps de temps des vacances scolaires, a probablement créé du trouble et de l'angoisse", a relevé Jean-François Canteneur.