Un braqueur tué à Suresnes

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Un braqueur tué à Suresnes
Un malfaiteur a été tué par balles mardi matin lors de l'attaque d'un fourgon de transports de fonds de la Brink's, à Suresnes dans les Hauts-de-Seine.@ Guillaume Biet (Europe1)
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L'homme a été abattu par un convoyeur mardi lors de l'attaque d'un fourgon de transport de fonds.

La tentative de braquage a mal tourné. Un des quatre malfaiteurs ayant attaqué mardi matin un fourgon de transport de fonds à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, a été tué par balle par l'un des deux convoyeurs de la Brink's.

Agressé, le convoyeur sort son arme

C'est peu après 11 heures que les quatre malfaiteurs masqués et vêtus de combinaisons de peintre "ont pris à partie deux convoyeurs qui se trouvaient dans un sas" d'un supermarché Carrefour Market, a raconté une source policière. Aspergé de gaz lacrymogène, l'un des deux convoyeurs de fonds, blessé à l'oeil, a fait usage à cinq reprises de son arme de poing, mettant en fuite les malfaiteurs qui ont pris la direction du centre-ville. L'autre convoyeur de fonds a été légèrement blessé.

Après l'attaque, les deux convoyeurs agressés se sont engouffrés dans leur camion pour donner l'alerte, conformément à la procédure habituelle.

"Il n'opposait aucune résistance"

L'un des braqueurs, tué par le convoyeur qu'il avait agressé, a été retrouvé, gisant dans son sang dans la cage d'escalier d'un immeuble à proximité du lieu de l'agression. Une arme de poing a été retrouvée près de son corps.

Un de ses complices, également blessé par balle à l'épaule, dans le dos et dans les jambes à environ 200 mètres du supermarché, a été secouru par les pompiers moins de vingt minutes après l'attaque."J'ai vu dans le hall d'entrée un homme blessé qui perdait beaucoup de sang. (...) Il avait l'air d'un jeune homme complètement plutôt abattu, il n'opposait aucune résistance", a raconté à Europe 1 une mère de famille présente sur les lieux. Agé de 26 ans, l'homme est connu des services de police pour "des petits délits". Son pronostic vital n'est pas engagé, a-t-on appris de source policière. Quant aux deux autres malfaiteurs, ils sont toujours en fuite.

Et pour Laurent Arnaudas, du syndicat unité SGP Police, il ne s'agit là que de "gangsters" amateurs. "Il ont même laissé un talkie-walkie (...). Et vu l'organisation qui a été la leur, je pense qu'on a affaire à des amateurs". Encore sous le choc, les convoyeurs de la Brink's n'ont toujours pas pu être entendus par les enquêteurs. Selon les informations d'Europe 1, deux armes ont été retrouvées par les policiers, l'une d'elle était une arme factice.