Un blessé grave après des tirs à Libération

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Un blessé grave après des tirs à Libération
Un cordon de sécurité a été déployé devant le siège de Libération@ REUTERS
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Un homme a ouvert le feu lundi matin au siège du quotidien. Le pronostic vital de la victime est engagé.

L'info. Un assistant photographe a été grièvement blessé lundi matin au siège du journal Libération, à Paris. Vers 10h15, un homme a fait irruption dans le hall du quotidien et tiré plusieurs coups de feu. Le pronostic vital de la victime est engagé. Des policiers ont été déployés devant tous les médias parisiens.

>> EN DIRECT - Un suspect a été identifié par les enquêteurs. Chasse à l'homme à suivre ici.

"Il n'a rien dit". Le tireur était armé d'un fusil à pompe. Il aurait pris la fuite à pied après avoir tiré deux ou trois coup de feu. "L'individu n'a rien dit et est reparti comme il était venu", a indiqué une source policière, citée par Libération. Des "impacts de chevrotine" sont visibles, notamment au plafond, a indiqué Fabrice Rousselot, le directeur de la rédaction de Libération, sur Europe 1. L'accès au bâtiment a été bloqué pour les prochaines heures.



Touché au thorax. La victime, âgée de 27 ans, a été touchée au thorax et au bras. "Le blessé est un photographe qui pige pour le supplément mode de Libération. Il a été évacué par une ambulance", a précisé un journaliste de la rédaction de Libé à Europe1. "Tout est bloqué en bas. Quelqu’un est passé dans les locaux pour nous dire de ne pas bouger", a ajouté cette source.

La PJ va enquêter. La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été saisie de l'affaire. Un périmètre de sécurité a été dressé autour du siège de Libération au 11 rue Béranger (3e arrondissement) et le préfet de police de Paris Bernard Boucault était sur place. Le procureur de Paris, François Molins, ainsi que le patron de la PJ parisienne se sont déplacés. Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, et Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, sont également sur place. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ainsi que sa première adjointe et candidate à la mairie, Anne Hidalgo, ont aussi fait le déplacement. François Hollande en déplacement officiel en Israël "a appris avec émotion l'attaque à main armée perpétrée au siège du journal Libération", annonce l'Elysée, et demande à Manuel Valls de "mobiliser tous les moyens" pour arrêter l'auteur des coups de feu.

"Libé n'est pas un bunker". "Tant que nous ne connaissons pas ses motivations, [le tireur] représente un véritable danger. Nous ferons tout pour interpeller cet individu, le plus vite possible", a assuré Manuel Valls, parlant d'"une scène de guerre". "Continuez, nous avons besoin de vous", a-t-il lancé aux journalistes. "Le journal est traumatisé par ce qui s'est passé ce matin", a indiqué pour sa part Nicolas Demorand, le patron de Libé. "Ce niveau de violence, ce climat, autour d'un métier, doit alerter l'ensemble de nos concitoyens. Libé n'est pas un bunker, nous ne voulons pas travailler avec des vitres pare-balles", a-t-il dénoncé.

Des policiers devant les rédactions. Vendredi matin, un homme armé avait déjà fait irruption dans le hall de BFMTV à Paris, menaçant l'un des rédacteurs en chef de la chaîne. Pour le moment, aucun lien entre les deux affaires n'a été fait. Des policiers ont été déployés devant toutes les rédactions parisiennes, a appris Europe 1.