Un ancien du GIA tente de s’évader

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Un ancien du GIA tente de s’évader
@ MaxPPP
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Détenu à Réau, Smaïn Ait Ali Belkacem a utilisé de l’explosif pour tenter de faire sauter une porte.

L’INFO. Ils ont tenté, sans succès, de faire sauter une porte à la prison de Réau, dimanche, en Seine-et-Marne. Deux détenus, incarcérés dans le quartier de haute sécurité, ont été interpellés et placés en garde à vue après une tentative d’évasion présumée. Parmi ces détenus, un ancien membre du GIA, Smaïn Ait Ali Belkacem. Cet homme, considéré comme l'un des artificiers du Groupe islamique armé, est l'un des principaux responsables des attentats de 1995 en France. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. L'autre détenu, âgé de 27 ans, est un braqueur. "Il ne s'agit pas d'Antonio Ferrara", actuellement incarcéré à Réau, a fait simplement savoir une source judiciaire.

Des détonations et une explosion. Les faits se sont produits dimanche, en fin d'après-midi, alors que des détenus présents dans la cour de promenade refusaient de regagner leur cellule. Pendant que les surveillant les faisaient remonter progressivement, plusieurs fortes détonations ont retenti, audibles à plusieurs centaines de mètres de là. Les équipes d'intervention de la pénitentiaire sont alors intervenues et ont pu interpeller deux hommes dans le gymnase de la prison. "Il n'y a pas eu d'incident, pas de mutinerie, pas de blessés", a fait savoir une source judiciaire.

Les détenus souhaitaient visiblement faire sauter une des portes de la prison. Pour ce faire, ils ont utilisé, selon les informations recueillies par Europe 1, un explosif artisanal. Ils ont également utilisé des fumigènes, vraisemblablement pour éblouir les caméras de surveillance.

Que cherchaient-ils à faire ? Le mystère demeure toutefois sur les motivations exactes de ces deux détenus. Car beaucoup d'autres portes se trouvaient derrière celle qu'ils ont visée, de surcroît avec une charge d'explosif insuffisante. Toutefois, un sac avec du matériel a été retrouvé par les enquêteurs. Ils n'ont en revanche pas relevé de traces d'éventuels complices qui auraient attendu à l'extérieur de la prison. Il n'est donc pas exclu que les détenus aient cherché à se faire remarquer pour changer de prison.

Une enquête a été ouverte. Les deux détenus interpellés ont été placés en garde à vue à la PJ de Versailles. De son côté, la police scientifique de Paris effectue des prélèvements pour déterminer la nature exacte de l'explosif utilisé et tenter de découvrir comme il a pu être introduit dans l'enceinte de la prison. Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête.