Un abbé intégriste renvoyé aux assises pour viols et actes de barbarie

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Un abbé intégriste renvoyé aux assises pour viols et actes de barbarie
La justice reproche alors à l'ancien directeur de l'école d'avoir violé à l'automne 2010 trois enseignantes et de leur avoir fait subir des sévices.@ Photo d'illustration : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Mis en examen en 2014 pour "viols" et "viols avec actes de barbarie" présumés, un abbé intégriste a été renvoyé jeudi aux assises. 

Un abbé intégriste a été renvoyé jeudi devant les assises par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles pour "viols" et "viols avec actes de barbarie" présumés sur des enseignantes d'une école privée des Yvelines, a-t-on appris de source proche du dossier. 

Le religieux avait été mis en examen et écroué en avril 2014 pour ces actes présumés commis au sein de l'école Notre-Dame de la Sablonnière à Goussonville, près de Mantes-la-Jolie, un établissement proche de la Fraternité Saint-Pie X, mouvement en rupture avec l'Eglise catholique.

Des séances d'exorcisme mimant l'acte sexuel. La justice reproche alors à l'ancien directeur de l'école d'avoir violé à l'automne 2010 trois enseignantes et de leur avoir fait subir des sévices. Il aurait usé de son "influence spirituelle" sur ces trois femmes, dont au moins une avait subi des abus sexuels, pour leur faire subir des séances d'exorcisme où il mimait l'acte sexuel, avait révélé Le Parisien. Une de ces trois victimes présumées ne s'est cependant pas portée partie civile, a-t-on appris de source judiciaire.

Un établissement vivant en "vase clos". Une élue municipale, interrogée au moment de la mise en examen du religieux, avait décrit l'école de Goussonville comme un établissement vivant en "vase clos". La Fraternité Saint-Pie X est une communauté intégriste proche des milieux d'extrême droite, fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre. Elle ne reconnaît pas le Concile Vatican II qui a, selon eux, rompu avec la tradition.

Détenu à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy. L'évêché de Versailles avait précisé n'avoir "aucun lien avec ce mouvement" et "être profondément attristé pour les victimes" et "blessé que la figure du prêtre soit salie". L'abbé, en détention provisoire à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy (Yvelines), avait fait appel en janvier dernier de son renvoi aux assises devant la chambre de l'instruction. Celle-ci avait validé ce renvoi, qui avait cependant été cassé par la Cour de cassation. 

La chambre de l'instruction de Versailles s'est donc à nouveau prononcée jeudi matin pour un renvoi du prêtre devant les assises des Yvelines du 2 au 5 mai.