Tuerie de Chevaline : un homme auditionné se suicide

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Tuerie de Chevaline : un homme auditionné se suicide
@ Capture d'écran - BBC/YouTube
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L'ex-légionnaire auditionné dans le cadre des investigations sur la tuerie de septembre 2012 a mis fin à ses jours mardi. Son audition l'aurait "perturbé".

INFO. Un ancien légionnaire, entendu dans le cadre de l'enquête sur le quadruple meurtre de Chevaline (Haute-Savoie), s'est suicidé mardi en expliquant notamment son geste par le fait que son audition l'avait perturbé, a-t-on appris auprès du parquet d'Annecy. "Il a laissé un mot de six ou sept pages dans lequel il indique qu'il a été perturbé par cette audition, qu'il s'est senti accusé", a expliqué le procureur d'Annecy Éric Maillaud, confirmant une information du Dauphiné Libéré. "Il n'en fait pas la raison principale ni unique de son geste", a précisé le magistrat.

"Pas le moins du monde" suspecté. Âgé de 50 ans, cet ancien légionnaire et ancien parachutiste a été retrouvé mort à son domicile d'Ugine, en Savoie, mardi après-midi, tué par arme à feu. Une enquête sur les raisons de son geste a été confiée à la gendarmerie sous l'autorité du parquet d'Albertville, en Savoie.

Il avait été entendu "pendant deux heures en avril 2013" dans le cadre de cette affaire car il était en relation avec la famille de Sylvain Mollier, le cycliste français abattu au cours de la tuerie, selon le parquet. Détenteur de plusieurs armes déclarées, il n'était "pas le moins du monde" considéré comme un suspect dans cette affaire, a précisé le procureur Maillaud.

Le "faux" suspect" se plaint à Hollande.  En mai dernier, un autre homme entendu par les enquêteurs en garde à vue, avait écrit à François Hollande pour se plaindre de son traitement. Cet ancien policier municipal avait un temps été présenté comme le suspect n°1 de l'enquête. Il reste cependant visé par une information judiciaire pour trafic d'armes.

Plus de 1.300 auditions dans l'enquête. Plus de 1.300 personnes ont été entendues en France et à l'étranger dans le cadre de cette affaire qui a fait quatre morts le 5 septembre 2012, au bord du lac d'Annecy. Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d'origine irakienne, sa femme de 47 ans et sa belle-mère de 74 ans, avaient été tués de plusieurs balles dans leur voiture, sur une petite route forestière proche de Chevaline (Haute-Savoie).

Sylvain Mollier, probable victime collatérale, avait également été abattu. L'une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée tandis que la seconde, cachée sous les jambes de sa mère, s'en était miraculeusement sortie indemne.

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